L’Histoire de l’Institut Camille Miret, de la fondation à son évolution

Moyen-âge

Jusqu’au Moyen-Âge, Leyme n’est qu’un vallon désertique et marécageux.

13e siècle

Au début du XIIIème siècle, Guillaume de Cardaillac, évêque de Cahors, et son frère Guéraud, bénédictin de l’abbaye de Tulle et prévôt de Vayrac, obtiennent la cession des droits de la chapelle par la Daurade de Cahors. De 1213 à 1220, ils y construiront une abbaye de l’Ordre cistercien.

Cette petite ville dont le nom provient du latin EREMUS, qui signifie “Désert”, n’est accessible que par une voie romaine reliant Cahors à Aurillac.

Ce dernier, fondé par Robert de Molesmes, réinstaure la règle de Saint-Benoît basée sur la discipline, l’obéissance, l’austérité, l’humilité, la charité entre frères, le travail.

Cet ordre s’ouvrira aux femme en 1220.

Ainsi, Aygline, mère de l’évêque de Cahors, deviendra la première abbesse de l’abbaye de Leyme.

1500 – 1700

La guerre de religion (1562-1598) brûlera en partie l’abbaye.

Au XVIIème siècle, elle sera reconstruite. Et en 1674, l’abbesse, Madame de la Vieuville, réaffirme les règles de l’Ordre cistercienne et applique la réforme de 1674 instaurée par l’abbé de Rancé.

A l’abbaye de Leyme, cela consiste à se lever la nuit pour chanter les matines (psaumes, lectures), dormir dans sa tunique, se priver de viande ou encore renoncer aux contacts avec les personnes de l’extérieur.

1700 – 1850

1789

La Révolution française marque la fin de la vie de monastère à Leyme.

1835

En 1835, les bâtiments de l’abbaye de Leyme sont vendus à un certain “Frère Hilarion”. Celui-ci consacre sa vie et sa fortune à fonder des dizaines de maisons de soin.

Homme charitable et dévoué mais mauvais gestionnaire, Frère Hilarion est emprisonné à Clermont-Ferrand pour des dettes contractées lors de la création d’un autre établissement.

1838

Le 30 juin 1838 est adoptée “Loi des aliénés”. Celle-ci impose à chaque département de se doter d’un établissement public ou privé « spécialement destiné à recevoir et soigner les aliénés » ou, si ce n’est pas possible, de traiter avec un établissement d’un département voisin. Elle définit et encadre les modalités d’entrée, de séjour et de sortie.

La dernière abbesse de ce lieu sera Marie-Louise Bonaventure du Garric d’Uzech.

1856

Ce qui motive Frère Hilarion, c’est le dur souvenir de son hospitalisation à Charenton à la suite d’un “accès d’aliénation mentale”. Il est tantôt décrit comme un idéalise, tantôt comme un original par ses écrits tels que Prodiges et miracles (1853) ou encore Délires des somnambules (1856)

Cependant, Monsieur Vargues, son élève signe l’acte d’acquisition des bâtiments et ainsi est créée l’”Asile médico-agricole de Leyme » Les sœurs de l’Ordre de Nevers apportent leur appui quotidiennement et l’asile compte déjà 13 patients venant de Cahors.

1850 – 1900

1853

En 1853, sous la direction de Monsieur Cabriniat, l’Asile médico-agricole de Leyme compte 300 patients.

1877

En 1877, Camille Miret, ingénieur des Arts et Manufactures, devient directeur. Il va marquer l’architecture des bâtiments, transformant et construisant des unités de soins.

Cet avant-gardiste imagine même le passage d’un chemin de fer pour le projet de tramway électrique reliant Beaulieu à Saint-Céré et Beaulieu à Assier.

Afin de répondre aux normes de l’époque, de nouveaux bâtiments voient le jour permettant la séparation entre le quartier des femmes et celui des hommes.

Il est aussi à l’origine du jardin anglais, de la paneterie, de la tour farinière, de la lingerie et de la buanderie. Il y modernise les salles de bains et équipe aussi l’établissement d’un système de chaufferie avancé.

Il créera la gare sans même attendre la validation du projet. Finalement, celui-ci ne verra pas le jour et “la gare” sera utilisée comme basse-cour.

Au-delà de son goût pour l’architecture, il apporte de nouvelles méthodes d’irrigation et de drainage permettant de développer la production agricole du site.

1900 – 2000

1905

Le 18 avril 1905, Camille Miret meurt. Son frère, Joachim, lui succède et termine les travaux en cours.

1906

En 1906, l’Asile médico-agricole de Leyme change de statut et devient “Maison de santé médico-agricole”.

1939 – 1945

Durant la 2nde guerre mondiale, Roger Dartencet, directeur de la Maison de santé, fait face alors à une arrivée massive de patients venant de la zone occupée.

En 1943, plus de 1 000 patients sont dénombrés.
Le 1er octobre 1945, Henri Darnis qui succède à la direction entreprend la création de plusieurs services dont celui dédié aux enfants.

1992

En 1992, la Fondation Camille Miret devient L’Institut Camille Miret

Aujourd’hui

Aujourd’hui, L’Institut est une association à but non lucratif où sont accueillis, soignés et accompagnés des personnes souffrant de troubles psychiatriques ou psychologiques et des personnes en situation de handicap mental ou psychique.

L’institut intervient aujourd’hui sur plusieurs sites dans les domaines sanitaires, médico-sociaux et sociaux. Notre Institut adhère à la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés non lucratifs (FEHAP – Nouvelle fenêtre).