#Sanitaire – Santé et Santé mentale

Le Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret

L’opérateur unique en Psychiatrie et Santé mentale dans le Lot

Le Centre Hospitalier (CH) Jean-Pierre Falret est un Établissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif (ESPIC), reconnu comme l’opérateur unique en Psychiatrie et Santé mentale de l’ensemble du département du Lot.

Une mission : l’accès aux soins pour tous

Depuis son site principal situé à Leyme, le Centre Hospitalier Jean Pierre Falret assure une mission essentielle : prévenir, soigner, accompagner et accueillir les personnes confrontées à des troubles psychiques et psychiatriques, quel que soit leur âge ou profil.

Son engagement : offrir à chaque patient un parcours de soins personnalisé, respectueux et adapté à ses besoins, en s’appuyant sur des équipes pluridisciplinaires et une expertise reconnue en Santé mentale.

Chiffres clés

  • 267 lits et places
  • 8 000 patients suivis chaque année
  • 50 000 journées de soins (temps complet et partiel)
  • 608 équivalents temps plein
  • Budget annuel de 48 millions d’euros

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Lire la description du Projet d’établissement 2025/2029

CH Jean-Pierre Falret – Cap 2029

CAP 2030 – Projet d’établissement 2025/2029

TABLE des  matières

MOT DE LA DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’INSTITUT CAMILLE MIRET – page 4

  1. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE L9INSTITUT CAMILLE MIRET
    1. Organisme gestionnaire page 5
    1. L’Institut Camille Miret sur le département – page 6
  2. LE CENTRE HOSPITALIER JEAN-PIERRE FALRET – page 8
  3. LE PROJET MÉDICO-SOIGNANT  
    1. Axes et thématiques

Axes issus des Assises Nationales de la Santé Mentale  – page 16

Axes issus du PTSM du Lot  – page- page  17

Axes structurants des projets de pôle du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret – page 17

Axes issus du CPOM – page 17

  • Contexte stratégique du projet médico-soignant –  page 18
  • Le projet médico-soignant : objectifs et principes                                             
    • Objectifs  – page 19
    • Principes  – page 20
  • DÉCLINAISON DES PROJETS 2025/2029      
    • Développement et transformation de l’offre et de l’activité 26
      • Projet de groupement de prévention de la santé mentale 27
      • Projet de centre d’accueil de crise et d’orientation (CAC) 30
      • Projet RPS 34
      • Projet 15-25 ans   38
      • Projet TSA (troubles du spectre autistique)  40
      • Projet prise en charge des psycho-traumatismes  44
      • Projet prévention du suicide  46
      • Projet sur les troubles de la personnalité 50
      • Projet d’addictologie  52
      • Projet psychiatrie du sujet âgé 54
      • Accompagnement médical somatique en ambulatoire 58
      • Prévention de l’hospitalisation complète par les hôpitaux de jour 60
    • Amélioration de l’organisation et des ressources 62
      • Transversalité sur certaines missions et domaines de compétences 63
      • Développement dans les MSP de consultations de psychiatres, de psychologues ou d’infirmiers 66
  • Développement des soins primaires avec les psychologues libéraux du Lot 68
    • Développement des pratiques innovantes et des approches non médicamenteuses  70Isolement/contention  72
    • Projet IPA (infirmier en pratique avancée) 74
  • PRISE EN CHARGE MÉDICAMENTEUSE    
    • Sécurité de la prise en charge médicamenteuse du patient (PECM)                                     78

Pharmacie

  • POLITIQUE DES DROITS DES PATIENTS ET DES RELATIONS AVEC LES USAGERS
    • Respect et promotion des droits des patients Droit à l’accès aux soins et au choix du médecin Droit à l’information
    • Droit à participer à la décision médicale ou consentement aux soins Droit au respect de la personne soignée
    • Prise en charge de la douleur, soins palliatifs et fin de vie Plainte, contentieux et indemnisation
    • Commission des usagers
    • Maison des usagers
    • Traitement des plaintes et demandes de dossiers médicaux
    • Recueil de la satisfaction des patients
    • Information et sensibilisation
  • Éducation thérapeutique et pair-aidance
  • POLITIQUE QUALITÉ ET GESTION DES RISQUES
    • Culture qualité et sécurité
    • Démarche d’amélioration continue de la prise en charge du patient tout au long de son parcours de soins
    • Démarche d’analyse et d’évaluation des pratiques professionnelles
  • POLITIQUE DE MANAGEMENT ET DE GESTION
    • Gestion par pôles
    • Politique micro-économique : Département d’information médicale
  • POLITIQUE RH DU CENTRE HOSPITALIER JEAN-PIERRE FALRET
    • Recrutement et fidélisation des professionnels
    • Formation
    • Gestion des Emplois et des Parcours professionnels
    • Prévention de la pénibilité

Agir sur le matériel et l’environnement de travail afin de réduire les contraintes physiques du travail

  • Promotion de la qualité de vie au travail
  • Enjeux pour les salariés
  • Enjeux pour l’établissement
  1. QUESTIONNEMENT ÉTHIQUE
  2. POLITIQUE RSE/DÉVELOPPEMENT DURABLE MOT DU DIRECTEUR DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTE

Le Mot de la directrice générale de l’Institut Camille Miret

Le Projet d’Établissement est un outil de management qui détermine les grandes orientations pluriannuelles du Centre Hospitalier Spécialisé Jean-Pierre Falret en fonction des politiques de santé mais aussi celles du Projet Associatif telles que définies par le Bureau, le Conseil d’Administration et l’Association Institut Camille Miret.

Il fixe les objectifs notamment en matière de coordination, de coopération, d’évaluation des activités et de la qualité, des prestations ainsi que ses modalités d’organisation et de fonctionnement.

Ce projet mobilise les forces vives de notre Centre Hospitalier pour construire et partager une vision commune de l’avenir mais aussi pour conduire ensemble un certain nombre d’actions qui n’ont qu’une finalité : soigner et accompagner au mieux les patients et leurs proches.

Cette finalité nous réunit tous, soignants et non soignants, du psychiatre à l’infirmier, du directeur à l’ASH, du cadre de santé à la secrétaire médicale.

Ce projet d’établissement a été travaillé de manière participative. Il couvre la période 2025-2029.

Son cœur est le projet médico-soignant mais un certain nombre de politiques fonctionnelles contribuent à le structurer comme :

  • La politique de prise en charge médicamenteuse,
  • La politiques des droits des patients et des relations avec les usagers,
  • La politique qualité et gestion des risques,
  • La politique de management et de gestion des pôles.

Les politiques transversales sont gérées au niveau institutionnel comme :

  • La stratégie de communication,
  • La stratégie RSE/développement durable,
  • La politique du système d’information hospitalier (SIH),
  • La politique sociale, la qualité de vie et des conditions de travail et la qualité relationnelle au travail (QVCT et QRT),
  • La politique des achats, de la logistique et de la restauration.

Ces différentes politiques se déclinent en de multiples objectifs opérationnels, qu’il nous faudra atteindre à l’issue des cinq prochaines années.

Je compte sur vos intelligences et vos talents pour œuvrer à l’atteinte de ces grands objectifs au cours des cinq prochaines années.

Frédérique YONNET-QUERY

Présentation générale de l’Institut Camille Miret

Camille Miret

Monsieur Camille Miret, ingénieur des Arts et Manufactures, est directeur de l’Asile médico-agricole de 1878 au 19 avril 1905, date de sa mort. Il apporte une conception toute différente dans les transformations qu’il fait subir aux anciens bâtiments et dans l’édifice des nouveaux. En effet, cet homme novateur construit beaucoup, mais en même temps, il embellit. On lui doit notamment : la laverie avec l’eau courante chaude et froide à l’intérieur (pas besoin de sortir l’hiver pour laver le linge) ; un projet de gare, qui n’aboutira malheureusement pas ; le barrage situé sur l’intersection des communes de Sousceyrac – Latouille Lentillac – Lacan dourcet sur un terrain acheté dans le but de produire de l’électricité. Ce barrage fonctionne encore ; le bâtiment des bains datant de 1890.

Organisme gestionnaire

Orgnisme gestionnaire

Établissement sanitaire Adresse

Code postal

Ville

Téléphone

Courriel

Présidente

Directrice Générale

Directeur Général Adjoint

Directeur des Établissements de santé

N° FINESS de l’entité juridique de rattachement

Institut Camille Miret

CHospitalier Spécialisé JP Falret 375 Route de Lacapelle-Marival

46120

LEYME

05.65.10.20.30

direction.générale@icm46.org

Régine LASSALE

Frédérique YONNET-QUERY

Franck ANTETOMASO

Franck ANTETOMASO

46 078 5090

L’Institut Camille Miret sur le département

Le Lot est un département rural du Sud-ouest fortement agricole. Son vieillissement démographique est important et reste l’un des départements les plus âgés de France derrière la Creuse. Selon les projections de l’Insee, en 2030, 31 % des Lotois auront entre 60 et 79 ans et selon les sources ORSMIP (Bilan de Santé Lot 2009) ; en 2006 : 21 700 personnes de plus de 75 ans pour un prévisionnel de 31 800 en 2030. L’Institut Camille Miret (ICM) est situé sur la commune de Leyme, dans le nord-est du département du Lot. Le développement de ce village de 959 habitants (source INSEE population recensée au 01 janvier 2016) est lié à l9évolution de l’Institut Camille Miret.

Le Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret

Jean-Pierre Falret un des grands aliénistes français du 19ème siècle

Né à Marcilhac-sur-Célé le 26 mai 1794, élève au collège de Cahors, puis étudiant en médecine à Montpellier et à Paris, Jean-Pierre Falret fréquente l’hôpital de la Salpêtrière, où il connaît Pinel. Mais c’est Esquirol qui décide de sa carrière. Médecin de la « section des idiots » à la Salpêtrière depuis 1821, il est nommé membre adjoint de l’Académie de médecine en 1829. Il écrit de nombreux ouvrages où il retrace ses découvertes scientifiques décisives et révolutionnaires, mettant en place les premiers tableaux cliniques et identifiant les « troubles bipolaires », autrefois appelés « folie circulaire ». On passe de l’aliénation mentale aux maladies mentales qu’il décrit comme « la forme la plus inhumaine de la maladie, celle qui défigure l’esprit ». Jean-Pierre Falret quitte son service de la Salpêtrière en 1867, et se retire dans sa maison de Vanves avec son fils Jules Falret (un grand aliéniste lui aussi). Puis il retourne terminer sa vie dans son pays natal, Marcilhac-sur-Célé, le 28 octobre 1870, où un buste lui rend hommage. Une fondation porte son nom à Paris.

Le Centre hospitalier Jean-Pierre Falret, opérateur unique de la psychiatrie dans le département du Lot

Le centre Hospitalier Spécialisé en psychiatrie Jean-Pierre Falret est l’un des 13 établissements composant l’Institut Camille Miret. Établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC), privé solidaire, assure la prévention et la prise en charge de personnes présentant des troubles psychiques au travers de consultations et/ou d’hospitalisation à temps partiel ou à temps complet.

Le Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret, membre fondateur de la FERREPSY (Fédération Régionale de Recherche en Psychiatrie et Santé mentale en Occitanie)

Historique de la FERREPSY

Le constat d’une recherche académique en psy-chiatrie et en santé mentale encore largement sous dotée et de politiques de santé peu évaluées est posé par une quinzaine d’acteurs de la psychiatrie régionale en mars 2014 Dans ce contexte, il est urgent de coordonner les moyens et de créer des collaborations avec différents partenaires pour renforcer une capacité de recherche régionale. Autre constat : le besoin d’activer des espaces d’échanges et de rencontres entre les différents établissements sanitaires spécialisés en psychiatrie pour dynamiser le partage des connaissances, échanger autour des pratiques et renforcer les coopérations. La finalité est d’améliorer la qualité des soins offerts aux usagers de la psychiatrie et l’accompagnement des familles et des proches. De cette réflexion naît la Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale de Midi-Pyrénées puis d’Occitanie(FERREPSYOccitanie), ouverte à l’ensemble des établissements sanitaires œuvrant en psychiatrie et santé mentale de la région : CHU, CHS, CH, ESPIC, cliniques privées… qu’ils s’occupent d’enfants et d’adolescents, d’adultes ou de personnes âgées. Nous sommes en mars 2015, au Centre hospitalier spécialisé Gérard Marchant à Toulouse, avec 13 membres fondateurs. Le Dr François Olivier est élu président et directeur, le Pr Christophe Arbus président du Conseil scientifique.

Les 13 membres fondateurs:

  • CHU Toulouse
  • CH G. Marchant Toulouse
  • CH du Gers
  • CH Ariège-Couserans
  • CH de Lannemezan
  • CH de Lavaur
  • CH de Montauban
  • CH Sainte-Marie de Rodez
  • Institut Camille Miret CH Jean Pierre Falret de Leyme
  • Fondation Bon Sauveur d’Alby
  • Clinique d’Aufrery
  • Clinique de Beaupuy
  • Clinique des Cèdres

2 secteurs sanitaires de psychiatrie

4 bassins de vie (secteur nord et secteur sud):

  • Hospitalisation temps complet Leyme
    • Elango, Hoptimom, Hospy 02, UPCA, UFHC, USP, R2, UCC, UGPG, hôpital de jour et de nuit
    • Cahors : UHCA
    • Figeac : Appt thérapeutiques
  • Ambulatoire enfants/ados
    • CMP : 5
    • CATTP : 5
    • HDJ : 5
    • Plateforme TND : 1
    • Équipe mobile ados : 2
    • CATTP ados : 1
    • CAA : 1
  • Ambulatoire adultes/pers âgées
    • CMP : 6
    • ATTP : 6
    • HDJ : 3
    • RPS : 1
    • DARIS : 1
    • Équipe mobile précarité : 2
    • Urgences psychiatriques : 1
    • EMPPA : 1
    • Consultation mémoire : 2

Pôle 1 sud du Lot – Bassins de vie de Cahors Gourdon et Souillac

Pôle 2 nord du Lot – Bassins de vie de Figeac et Saint-Céré

Le Projet médico-soignant

3.1  AXES ET THÉMATIQUES

Les orientations du projet médico-soignant du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret doivent prendre en compte, dans ses stratégies de développement et d9organisation, un certain nombre d9axes émanant des politiques nationales, régionales et locales.

Axes issus des Assises Nationales de la Santé Mentale

Les principales mesures des Assises Nationales de la Santé mentale (septembre 2021) :

  • Après la création au printemps d9un forfait psy pour les 3-17 ans et celle du « chèque psy » pour les étudiants, à partir de 2022, l’Assurance maladie prendra en charge pour l’ensemble de la population à partir de 3 ans, un forfait de huit séances chez le psychologue en ville, mais seulement sur prescription médicale.
  • Pour améliorer la prévention, développement des premiers secours en santé mentale dans tous les secteurs de la société. Création d’une maison des adolescents dans chaque département.
  • Création de 100 places en accueil familial thérapeutique sur deux ans.
  • Augmentation sur trois ans de 800 ETP (équivalent temps plein) pour renforcer les effectifs des centres médico-psychologiques pour adultes en 2022-2024. Idem pour ceux dédiés aux enfants, afin de « réduire au maximum les délais d’attente » dans ces structures, qui sont parfois « supérieurs à 18 mois dans les territoires les plus en tension ».
  • Création de 20 équipes mobiles pour la prise en charge des personnes âgées en Ehpad et dans les structures médico-sociales. Création de 12 postes d’enseignants chercheurs en psychiatrie supplémentaire entre 2022 et 2025.
  • Création de l’institut de stimulation cérébrale et le centre e-CARE de prise en charge et de recherche sur l’enfant.
  • Un numéro national gratuit de prévention du suicide doit par ailleurs voir le jour dès le 1er octobre. Cette ligne proposera, 24h/24 et 7J/7, une prise en charge sanitaire des personnes ayant des idées suicidaires, depuis les premières idées de mort jusqu’à la crise suicidaire.
  • L’instauration début 2022 d’un repérage systématique de la dépression post-partum, qui toucherait environ 15 % des mères
  • Volet psychiatrie du service d’accès aux soins (SAS)
  • Développement de l’accès aux soins somatiques
  • Dispositif des lits « à la demande »
  • Axes issus du PTSM du Lot

AXE I – Faciliter les coordinations, partenariats et mutualisations dans le cadre d’un parcours de santé mentale continu

  • Renforcer les partenariats (conventions) avec le médico-social et la médecine de ville, consultations somatiques, installation de CMP dans une MSP.

AXE II – Favoriser et renforcer les approches et modes d’intervention novateurs et émergents

  • Accompagner l’expérimentation de prise en charge par l’assurance maladie des thérapies non médicamenteuses (projet précarité et souffrance psychique)
    • Développer l’utilisation de la télémédecinePromouvoir la Réhabilitation Psychosociale (RPS) et impulser les programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP)Renforcer l’action du secteur psychiatrique dans l’émergence d’approches innovantes (coordina-teurs de parcours, groupement de prévention et de promotion de la santé mentale, IPA, dispositifs innovants de psychoéducation et de soutien aux familles et proches aidants)
    • Améliorer la réponse apportée aux situations de crise : créer le centre d’accueil et de crise dans le cadre du projet d’hospitalisation complète de l’ICM à Cahors

AXE III – Améliorer la réponse apportée aux prises en charge spécifiques

  • Renforcer l’accompagnement des personnes présentant des Troubles du Spectre de l’Autisme
  • Faciliter l’accès aux soins en développant l’interprétariat pour les situations de précarité qui le nécessitent

AXE IV – Déployer des actions en prévention et promotion de la santé mentale

  • Porter un regard transversal sur les déterminants sociaux, environnementaux et territoriaux de santé mentale

AXE V – Poursuivre et engager des actions propices à la lutte contre la stigmatisation

  • Accompagner la dé-stigmatisation et la sensibi-lisation aux maladies relevant du champ de la santé mentale

Axes structurants des projets de pôle du Centre hospitalier Jean-Pierre Falret

En 2019, avec la création de deux pôles de gestion clinique, un travail de fond a été réalisé avec l’écriture des projets de pôle autour de la structuration de cinq parcours patients :

  • Le parcours pédopsychiatrie,
    • Le parcours psychiatrie adulte,
    • Le parcours réhabilitation psychosociale,
    • Le parcours de psychiatrie de la personne âgée,
    • Le parcours somatique.

Axes issus du CPOM

Le CPOM traite des thématiques suivantes :

  • Pédopsychiatrie,
    • RPS,
    • Règles de bonnes pratique isolement-contention,
    • Optimisation prise en charge adulte,
    • Amélioration des collaborations avec les partenaires extérieurs et la médecine de ville.

Contexte stratégique du projet médico-soignant

points forts

  • L’ICM est porteur du PTSM (projet territorial de santé mentale)
  • L’implication des professionnels de l’ICM dans les différentes instances départementales et régionales, et du Conseil Territorial de Santé (CTS)
  • Une offre d’accompagnement diversifiée au sein d’unités spécialisées autour des profils patients
  • Une unité d’hospitalisation dédiée aux enfants et un travail en réseau
  • Une plateforme TND (troubles neuro-développement) déployée par le CH Jean-Pierre Falret
  • Un maillage des CMP sur l’ensemble du territoire
  • La mise en œuvre de conventions avec des structures médico-sociales
  • Des projets de pôle et de services récents, évolutifs, réactualisés en fonction des évolutions
  • La possibilité d’hébergement sur le site de Leyme pour les stagiaires, les CDD ou les CDI en cours d’installation

opportunités

  • Le portage par l’ICM du PTSM
  • La validation de l’ouverture d’un CAC (centre d’accueil et de crise) sur le CH de Cahors (conséquences sur le parcours du patient, les types d’unités, les relations avec les partenaires et notamment les urgences, la problématique des 15-25 ans)
  • L’accent mis sur la formation des équipes
  • La formation d’IPA (infirmier en pratique avancées)
  • La possibilité d’être reconnu comme une antenne du CRA (autisme)
  • L’actualisation de l’offre et le parcours RPS

Menaces

  • La difficulté à recruter peut menacer la pérennité ou le développement de certaines activités
  • La structuration d’une organisation satellitaire de l’établissement qui devient en partie incompatible avec la réforme de la psychiatrie (développement de l’ambulatoire)
  • L’accueil de certains publics (hors psychiatrie) en inadéquation avec la mission dévolue
  • Le décalage entre les décisions ministérielles et la réalité du terrain

Le Projet médico soignant: objectifs et principes

Objectifs

  • Projet CAC
  • Projet RPS en relation avec le secteur médico- social (parcours patient)
  • Projet des 15-25 ans
  • Projet TSA
  • Prise en charge des psycho-taumatismes
  • Prévention du suicide
  • Projet d’addictologie
  • Projet « troubles de la personnalité »
  • Projet psychiatrie du sujet âgé
  • Accompagnement médical somatique en ambulatoire
  • Prévention de l’hospitalisation complète par les hôpitaux de jour
  • Projet de groupement de prévention de la santé mentale

Amélioration de l’organisation et des ressources

  • Transversalité sur certaines missions et domaines de compétences (EMDR, TCC, éducation thérapeutique…)
  • Consultations au sein des MSP (Maison de Santé Pluridisciplinaire de psychiatres ou de psychologues ou d’infirmiers)
  • Initier un travail pour s’organiser avec les psychologues libéraux du Lot dans le cadre du développement des soins primaires
  • Développement des pratiques innovantes et des approches non médicamenteuses
  • Bonnes pratiques d’isolement/contentionProjet IPA

Principes

L’approche par les parcours de soins et de santé mentale

Selon la Haute Autorité de Santé, l’amélioration de la qualité de la prise en charge clinique et théra-peutique et de l’accompagnement des malades atteints de maladies chroniques passe d’abord par de bonnes pratiques professionnelles, mais doit également s’appuyer sur la promotion de parcours de soins qui comprennent, pour le patient, le juste enchaînement et au bon moment de ces différentes compétences professionnelles liées directement ou indirectement aux soins : consultations, actes techniques ou biologiques, traitements médicamenteux et non médicamenteux, prise en charge des épisodes aigus (décompensation, exacerbation), autres prises en charge (médico-sociales notamment, mais aussi sociales)…

La démarche consiste à développer une meilleure coordination  des  interventions  professionnelles

fondées sur de bonnes pratiques, lors des phases aiguës de la maladie comme lors de l’accompa-gnement global du patient sur le long terme.

Cette notion de parcours de soins permet ainsi de s’appuyer sur les bonnes pratiques de chaque professionnel, mais aussi de développer les actions d’anticipation, de coordination et d’échanges d’informations entre tous les acteurs impliqués. Sachant que la nécessité d’une telle coordination de qualité augmente avec le nombre de professionnels concernés qui lui varie selon la complexité de la situation et la poly-pathologie.

La démarche permet au final une meilleure intégration des différentes dimensions de la qualité des soins : pertinence, sécurité, efficacité clinique, mais aussi accessibilité, continuité et « point de vue du patient ».

Santé mentale?

Cependant, l’approche curative ne suffit pas, elle doit être élargie à la santé mentale. Selon l’OMS, la santé mentale est un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ».

Le projet médico-soignant se doit d’intégrer cette dimension et de contribuer, via un certain nombre de projets et d’actions, à agir sur les déterminants de la santé mentale, mais aussi proposer de travailler sur la promotion et la protection de la santé mentale.

La promotion des droits des patients

La rénexion engagée par les acteurs du Centre hospitalier Jean-Pierre Falret se fonde sur la mission de service public et sur les principes des droits fondamentaux de l9Homme déclinés en termes de droits aux soins, sur la base de 7 points qui sont autant d9objectifs à atteindre pour nos organisations :

  1. / Le public doit avoir accès à la dimension préventive des soins : la psychiatrie, chambre d’écho de la société doit prendre acte de l’évolution de la souffrance sociale, elle doit pouvoir anticiper et aller vers les souffrances non encore exprimées.
  2. La population doit avoir accès au dispositif de soin adapté, quels que soient l’âge et la pathologie présentée, dans un périmètre géographique raisonnable en termes de temps de transport ; cette dimension d’accueil doit s’étendre aux familles et entourage des patients.
  3. Le public doit bénéficier d’une évaluation clinique, d’un diagnostic et d’une orientation adaptée, dans un délai raisonnable, selon que la demande soit programmable ou urgente.
  4. Il doit pouvoir profiter d’une offre de soins actualisée au regard de l’évolution des connaissances et conforme à l’obligation de qualité, sécurité, compétence et innovation.
  5. Il doit bénéficier de soins coordonnés et de qualité à l’intérieur d’un parcours formalisé en fonction de l’évaluation des symptômes manifestés et observés, et ce, indépendamment des modalités administratives de la prise en charge. Cette coordi-nation doit s’effectuer en interne entre les différents services concernés, et doit s’étendre à l’extérieur du dispositif en lien avec l’ensemble du réseau.
  6. Le patient doit être informé, associé et impliqué à chaque étape de ses soins.
  7. Le patient doit pouvoir rester le plus possible dans son environnement familial et social, accompagné par des soins de réhabilitation visant la réduction du handicap et l’inclusion dans la société.

La lisibilité                                                                                                                                                            

La communication est un enjeu fondamental de toute institution qui implique une lisibilité, une transparence et une formalisation des actions et des organisations.

La lisibilité s’appuie sur une organisation des soins simplifée, décloisonnée, accessible et recentrée autour

du parcours du patient.

Le circuit Interne :

  • Parcours de soins définis, organisés et maîtrisés par l’ensemble des professionnels de chaque pôle
    • Modes d’adressage et d’entrée formalisés dans les projets de service
    • Présentations des dispositifs et offres de soins à l’ensemble des professionnels de l’Institut Camille Miret

Le circuit Externe :

  • Service de communication (site Internet, plaquettes, réseaux sociaux…)
  • Action d’information de l’offre de soins auprès des partenaires et des institutions (site internet, plaquettes, mails…)

La réactivité

La réactivité s’évalue à partir du délai entre la demande de soins et la prise en charge de cette dernière. Elle implique :

  • De développer et d’adapter l’offre de soins et son maillage au plus près des besoins tout en prenant en compte les ressources disponibles :
  • Interroger et adapter la carte sanitaire avec la limite de la sectorisation
  • Intégrer et/ou collaborer avec des dispositifs spécifiques (MDA…) et de santé primaire (MSP)
    • De positionner les CMP comme pivots du soin : des consultations y sont proposées avec un premier RDV d’évaluation infirmier. Les situations d’urgences sont à adresser au service des urgences psychiatriques

présent au sein de chaque centre hospitalier général du Lot (Cahors, Figeac, Gourdon, Saint-Céré). Une orientation vers le Centre d’Accueil et de Crise (CAC) pourra être proposée à terme avant de prévoir une éventuelle hospitalisation en unité libre ou fermée.

L’organisation mise en place assure une continuité des soins prévenant les ruptures de prise en charge.

Le maillage du territoire et la proximité

Le public doit trouver une réponse optimale et de proximité, quel que soit son âge, sa problématique de santé

mentale et des modalités de prise en charge adaptées. Ainsi le maillage se décline à deux niveaux :

  • La nécessaire mise en commun des compétences et la coopération des équipes autour d’un même patient, avec un renforcement des partenariats, et une transversalité des compétences ;
  • Le déploiement et la répartition de l’offre de soin sur l’ensemble du territoire, en adaptant et en actualisant cette réponse au regard de la démographie, de l’évolution du territoire et des moyens alloués.

L’accessibilité

Elle est garantie par la mise à disposition d9un plateau technique, de compétences et de dispositifs spécioques

organisés autour de la notion de parcours et déployés sur l9ensemble du territoire.

L’offre de soins se doit d’être actualisée tant au niveau de son organisation que des prises en charge innovantes sur le territoire.

Les pôles se développent au niveau de leurs bassins de vie (Cahors, Gourdon, Souillac, Figeac, Saint-Céré), des centres de santé mentale s’appuyant sur un guichet unique facilement repérable, ainsi que sur des consultations au sein des maisons de santé pluri-professionnelles (MSP Labastide Murat, MSP Souillac…).

Le pôle se donne aussi les moyens de « l’aller vers » afin  de  faciliter  l’accès  aux  soins  notamment à destination d’un public en situation de fragilité : développement des équipes mobiles et renforcement des partenariats (acteurs du médico-social et élus).

L’accès aux soins programmés (par les CMP) ou en urgence (par le service d’urgence) doit être facilité pour le public et pour les professionnels adresseurs ce qui suppose :

  • Une lisibilité des différentes filières d’accès qui doivent être repérables, formalisées et diffusées,
  • Un délai de réponse raisonnable, adapté aux situations,
  • Le respect des protocoles d’accueil établis pour chaque unité,
  • Une traçabilité de la rencontre par une bonne tenue du dossier patient.

À ce niveau, les structures pour l’accueil et l’orientation du patient sont différenciées des structures de prise en charge.

Déclinaison des projets 2025/2029

Développement et transformation de l’offre et de l’activité

Projets 2025/2029Objectifs
Projet CAC– Gérer la phase aiguë de la crise et orienter le patient
Projet RPS en relation
avec le secteur médico-social (parcours patient
– Développer l’autonomie du patient sur le plan psychique
et en terme d’adaptation à son cadre de vie et lui permettre une inclusion sociale en milieu ordinaire pour bénéficier d’une qualité de vie satisfaisante en tant que citoyen.
Projet 15 à 35 ansFavoriser l’accès aux soins psychiatriques et de santé mentale dans une logique de continuité pour la population des 15-25 ans
Renforcer la réponse dans une logique de réseau avec les soins primaires et médico-sociaux
Aller vers les populations éloignées ou en voie d’éloignement du système de santé
Projet TSARéaliser le diagnostic, orientation et prise en charge des enfants autistes/TSA, en lien avec les partenaires départementaux et/ou régionaux
Garantir une cohérence du parcours entre autres grâce aux référents du « parcours TSA » repérés au sein du pôle comme un appui clinique dans le dépistage/évaluation et la prise en charge
Renforcer les compétences dans l’évaluation et la prise en charge grâce à un plan de formation externe et interne et par les partages d’expériences
Renforcer le lien et la collaboration avec tous les acteurs territoriaux concernés par la prise en charge des enfants TSA
Assurer la coordination avec la PCO TND
Prise en charge psycho-traumatismesPasser d’un traitement symptomatique à un traitement étiologique
Éviter l’évolution vers l’apparition de pathologies psychiatriques sévères et/ ou la désocialisation
Éviter l’enfermement dans le symptôme et la chronicisation
Prévention du suicideContribuer à réduire le taux de suicide sur le département
Dépister de manière plus systématique les pathologies psychiatriques initiées par des symptômes de velléité suicidaire
Projet « troubles de la personnalité »Proposer une offre pour les personnes souffrant de certains troubles de la personnalité et plus particulièrement les adolescents et jeunes adultes à risques
Projet d’addictologieAccompagner le patient pour atteindre un objectif de réduction ou d’abstinence
Traiter les troubles psychiatriques associés (dépression, anxiété, troubles de la personnalité comme borderline, obsessionnels…)
Retravailler le projet global de vie du patient
Projet psychiatrie du sujet âgé
Recentrer les missions sur la prise en charge des pathologies psychiatriques de la personne âgée s’articulant autour de 2 axes :
Pathologie psychiatrique d’apparition récente avec ou sans troubles cognitifs ;
Pathologie psychiatrique ancienne associée ou pas à des troubles cognitifs
Accompagnement médical somatique en ambulatoireOrganiser l’accès aux soins somatiques à des populations précarisées, plus éloignées du système de santé puis coordonner le parcours de ces patients dans une approche globale (somatique et psychiatrique) afin de sécuriser la mise en place et l’observance d’un traitement.
Prévention de l’hospitalisation complète par les hôpitaux de jourÉviter une hospitalisation complète
Faciliter l’accès à des soins thérapeutiques en journée pour une efficacité plus rapide
Éviter la stigmatisation
Limiter la dé-socialisation
Faciliter l’alliance thérapeutique
Faciliter l’accès au système de santé hospitalier
Continuer à bénéficier du support social de l’entourage même en situation de crise
Projet groupement de prévention de la santé mentaleParticiper à la promotion du bien-être et de la santé mentale dans le département du Lot
Contribuer à la prévention des troubles mentaux, évaluer l’impact des actions engagées
Participer de la dé-stigmatisation de la maladie mentale
Contribuer à l’information concernant la maladie mentale

Projet de groupement de prévention de la santé mentale

Ce projet est inscrit dans le PTSM du Lot et s9oriente sur deux axes.

La prévention en santé mentale

Les actions de prévention sont définies comme celles qui anticipent un désordre. Ainsi, c’est la prévention primaire qui est la véritable prévention.

La prévention pourrait alors se définir comme ce qui vise la réduction de l’incidence des sujets de santé

mentale en s’attaquant aux facteurs de risque et aux conditions pathogènes. Elle s’adresse à la population générale ou à certains groupes particuliers exposés à de tels facteurs ou conditions.

La promotion de la santé mentale

La promotion de la santé mentale peut se définir comme ce qui vise l’accroissement du bien-être personnel et collectif en développant les facteurs de robustesse et les conditions favorables à la santé mentale. Son action porte sur les déterminants de la santé plutôt que sur les facteurs de risque et vise la population générale ou des sous-groupes particuliers. L’empowerment(1) en est une composante essentielle.

Il est à noter quelques différences concernant ces deux concepts :

  • La prévention s’inscrit dans une logique de maladies ou de problèmes dont on peut éviter la survenue, que ces problèmes soient de nature psychosociale ou de l’ordre des troubles mentaux caractérisés ;
  • Concernant la promotion de la santé mentale, celle-ci s’inscrit dans une logique d’accroissement de la santé mentale et du bien-être personnel et collectif.
Objectifs médicaux principauxParticiper à la promotion du bien-être et de la santé mentale dans le département du LotContribuer à la prévention des troubles mentaux, évaluer l’impact des actions engagéesParticiper de la dé-stigmatisation de la maladie mentaleContribuer à l’information concernant la maladie mentale
Objectifs opérationnelsCréer un Groupement de Prévention et Promotion de la Santé Mentale (G2PSM) Définir un programme de prévention et de promotion de la Santé Mentale qui permettra de : Travailler en partenariat avec les élus et acteurs de terrain, la prévention étant indissociable de la proximitéParticiper à des « actions de recherche » (OMS, programmes européens, recherches universitaires)Participer et s’appuyer sur des études épidémiologiques en santé mentale S’articuler avec d’autres groupements de santé mentale d’Occitanie et s’intégrer à leur programme de travail.
Profil des patients / populations cibles– La démarche s’inscrivant en premier lieu dans le cadre d’une prévention primaire, elle cible l’ensemble de la population du Lot, quel que soit son âge L’attention sera portée sur des publics pouvant être impactés par des changements sociétaux comme par exemple : La montée de la précarité et des phénomènes migratoiresLa demande des pouvoirs publics concernant les événements traumatiques collectifs et individuelsLes nouvelles symptomatologies en lien avec les modes de vie actuels (stress, harcèlement, burn-out…) ou liés à l’épidémie du COVIDL’émergence de difficultés spécifiques à certaines tranches d’âge de la population (adolescents, personnes âgées)Les impacts psychologiques individuels et collectifs du changement climatique
Éléments clés des démarches de prévention– Mettre en place un modèle d’interventions à trois voix (patients, familles, professionnels) dans les différentes actions d’information en direction de la communauté
OffreCampagnes et actions d’information/ sensibilisation/ communicationFormations des partenairesÉtudes des besoins selon les thématiquesÉtudes et observatoireConférencesSite InternetParticipation à des travaux de rechercheTravail en partenariat en développant des conventionsAnalyses de pratiques dans le cadre de partenariatsDispositifs ou réseaux, de pré alerte, d’alerte et de vigilanceDispositifs du type RAPT (réseau d’alerte pour professionnel) au SCAPA (soutien téléphonique aux personnes âgées souffrant de troubles psychiatriques), ainsi que des CLSM (Conseil Local de Santé mentale) et les CLS L’offre est à construire et développer dans le cadre de réseaux de partenariats en particulier avec les acteurs de première ligne que sont les médecins généralistes et les services sociaux (département en particulier) et les MSP.
ÉvaluationExistence d’un programme formalisé de prévention pluriannuel et de promotion de la santé mentaleRapport annuel d’activité sur les actions réaliséesÉvolution pluriannuelle du taux de recours à l’hospitalisation sous contrainte

Projet de centre d’accueil de crise et d’orientation (CAC)

Le projet CAC, Centre d9Accueil et de Crise, de trois lits dans un bâtiment construit au sein du Centre Hospitalier de Cahors, a une dimension départementale et repose sur un partenariat non seulement avec les urgences de l9hôpital de Cahors, mais aussi les urgences des hôpitaux de Saint-Céré, Figeac et Gourdon.

Objectifs médicaux principauxGérer la phase aiguë de la crise et orienter le patient
Objectifs opérationnelsPrendre en charge les situations et sécuriser le patient et son entourageTraiter précocement la crise et son orientationÉvaluer l’état du patient et son évolution et notamment la pertinence d’une hospitalisation sous contrainteRepérer et mobiliser les ressources en support psychosocialÉviter les mesures de contraintes prolongéesConstituer un sas entre l’urgence et l’hospitalisationÉviter les hospitalisations, le traumatisme associé et les conséquences psychosociales et médico-légalesFluidifier le parcours et éviter les inadéquations
Profil des patients– Adultes ou adolescents en situation de décompensation ou d’agitation
Critères d’éligibilitéCritères généraux Adultes de tous âgesAdolescents à partir de 13 ans Critères spécifiques Patients en crise en provenance du médico-social en entrée directe validée par un médecin de la structure Critères d’exclusion Enfants de moins de 13 ansPersonne n’ayant pas bénéficié d’un bilan somatique préalablePatients atteints de pathologies somatiques nécessitant un plateau technique spécifique et/ou une surveillance intensive au plan somatiquePatients présentant une conduite addictive (toxicomanie, alcoolisme…) sans comorbidité psychiatrique Ces patients sont réorientés vers le CSAPA ou l’unité ou l’UPCA dans les meilleurs délais
AdresseursUrgences des hôpitaux de Cahors, Saint-Céré, Figeac et Gourdon après pré-évaluation et accord entre médecinsMédico-socialPatient en hospitalisation libre ou sous contrainte en psychiatrie qui décompenseServices ambulatoires de la psychiatre, CMPMairesAutorités publiques (préfet, gendarmerie, etc)Médecins traitantsPsychiatres libérauxAccès direct uniquement pour les adolescents
Durées des séjours cibles– Jusqu’à 72 h
Positionnement dans le parcours de soins et de santéCette unité a vocation à évaluer, orienter le patient dans le parcours de soins et de ce fait fluidifier les parcours, dès le passage au service d’urgenceElle vise à éviter toute hospitalisation intempestive
OffreUne évaluation et une prise en charge intensive de la crise dès son apparition et/ou hospitalisation de courte duréeParticipation à la CUMP (cellule d’urgence médico-psychologique) et au programme national Vigilans
Plateau techniqueBilan médical et paramédicalApaisement basé sur un certain nombre de techniques médicamenteuses ou nonThérapies brèves et psychocorporelles (TCC, EMDR, relaxation, etc)Entretiens familiauxTechniques de résolution de conflitLieu d’expression et d’écoute de la criseSurveillance intensive (basée sur des protocoles)Accès à une chambre d’isolement et d’apaisement si besoinAccompagnement social si besoin
Permanence des soins, astreintes ou gardes médicalesSystème d’astreinte ou de garde psychiatreUne convention avec l’hôpital de Cahors permet l’accès H24 à des compétences somatiques, voire spécialisées
Qualifications mobilisées dans la prise en chargePsychiatre et pédopsychiatreMédecin généraliste en temps partagéPsychologueAssistante Sociale mutualiséeCadreInfirmiersAHQ mutualiséTemps secrétariatCoordonnateur de parcours de soins (mutualisé)Compétences linguistiques : traducteurs si besoin
Partenaires principaux externesCentre Hospitalier de Cahors et en particulier son service d’urgencesCentre Hospitalier de Gourdon, Figeac et Saint-Céré et en particu-lier leur service d’urgencesÉtablissements et services médico-sociaux (handicap, personnes âgées…)Organismes de tutelleService social du conseil départementalMédecin traitantServices de justicePréfectureAssociations d’usagers (UNAFAM, GEM, etc)Réseau des infirmières libéralesRéseau des aides à domicile et SADARSPCPE (pôle de compétences et prestations externaliséCPTS
Place et intérêt de ce projet dans la filière et sur le territoireMettre en place un maillon entre l’urgence et le domicile ou l’hospitalisation, en vue de désengorger les structures et fluidifier les parcours, entre la prévention et le soinAméliorer les conditions de prise en charge et éviter certaines hospitalisations
ÉvaluationDurée Moyenne de Séjour en Heures total, des séjours de plus de 2 hPart des séjours de plus de 72 hNombre de prise en charge ou passagesNombre de passages débouchant sur un retour à domicile, une hospitalisation en intra ou dans un autre établissementRatio nombre de levées de mesure avant les 72 hNombre de levées de demandes d’hospitalisation sous contraintes sur le nombre total d’hospitalisationsNombre et durée moyenne des séjours en chambre d’isolementNombre d’injections (indicateur optionnel)Répartition des patients par tranche d’âge avec un focus sur les mineurs et les plus de 75 ansTaux de ré hospitalisations à 48 hDéclaration des EI graves dont agressions envers le personnelZone géographique de provenanceEntrées selon les tranches horaires de la journée et de la semaine et la saisonnalité annuelle

Projet RPS

L’offre de soins RPS se décline différemment sur le pôle 01 et sur le pôle 02 en terme d’organisation. Il s’agit, pour les cinq années à venir, d’évoluer vers un pôle unique de réhabilitation.

Objectifs médicaux principaux– Développer l’autonomie du patient sur le plan psychique et en terme d’adaptation à son cadre de vie et lui permettre une inclusion sociale en milieu ordinaire pour bénéficier d’une qualité de vie satisfaisante en tant que citoyen.
Objectifs opérationnelsLes objectifs de la prise en charge : Personnaliser la prise en chargeIntégrer la dimension géographique et l’origine des patientsConstruire une offre graduée avec les partenaires médico-sociaux du territoire y compris au niveau ICMOrganiser une prise en charge précoce de la psychose afin de réduire les pertes de chance, en s’appuyant notamment sur un observatoire départementalDévelopper la pair-aidanceIntégrer la famille dans le parcours RPS (répit, éducation thérapeutique, coordination, etc)Intégrer un volet professionnel dans l’accompagnement de certains patients Les objectifs d9organisation : Intégrer un réseau régional au niveau de la RPS et se préparer à une labellisationPartager et mettre à disposition les compétences et les outils de la RPS au sein de l’ICMIntégrer de nouveaux métiers afin d’enrichir l’équipe pluridisciplinaire et l’accompagnement (IPA, conseiller, psychomotriciens, éducateur professionnels…) Développer et formaliser les partenariats avec le médico-social et le social, notamment dans le cadre du PTSM et des CLSM
Profil des patientsTroubles psychotiques au sens large (classé F20 dans la CIM10) stabilisés ou en voie de stabilisationTroubles bipolairesTroubles obsessionnels gravesTroubles graves du spectre autistique (HPI)
Critères d’éligibilitéSur la base d’une prescription médicale fondée sur un diagnostic pluridisciplinairePatient majeur, sauf exception validée par un psychiatre et un pédopsychiatrePatient volontaire, qui connait son diagnostic et donc acteur de son projet Critères d’exclusion à l’entrée Patient en crisePatient relevant du handicap psychique (notification MDPH ou démarche en cours / orientation secteur médico-social) Critères de sortie Souhait ou demande du patient, après avis médicalAtteinte des objectifs fixés dans le parcours RPS et connus du patientDécompensation générant une sortie temporaire dans l’accompagnement
Durées des séjours cibles– Basé sur des durées cibles établies dans le « contrat de prise en charge »
Éléments clés du parcoursL’entrée dans le dispositif débute par l’évaluation pluridisciplinaire, l’élaboration d’un projet et sa contractualisation avec le patientUn soignant référent est identifié pour chaque patient comme interlocuteur privilégié de son accompagnementUn parcours personnalisé est établi et traduit dans un planning d’activités individuelles et/ ou collectives selon une fréquence adaptée Les activités sont réalisées sur divers lieux : service, partenaires locaux, associations, domicile, etcDes bilans intermédiaires sont réalisés en équipe pluridisciplinaire et avec le patientLorsque les objectifs d’inclusion et/ou d’autonomie sont atteints, la pertinence de la prise en charge est réinterrogée avec le patient et le médecin référent RPS Un relais vers le CMP peut être mis en place avec de nouveaux objectifs ou un relais vers le médico-social ; dans ce cas le médecin psychiatre référent du CMP assure le suivi en concertation avec les partenaires de la prise en charge Des parcours spécifiques sont isolés en fonction de l’extension des indications
Gestion du parcoursLa coordination se fait par les réunions de synthèse ou par les coordonnateurs de parcours en lien avec le médecin psychiatre référentSur les cas complexes, les représentants du domicile sont invités aux réunions de synthèses ou des rencontres organisées dans les passages au domicile Dans le cadre de la réforme des SAD (guichet unique des SAD et SSIAD), on prévoit de travailler avec l’IDEC (infirmier coordonnateur)D’autres outils sont utilisés : messagerie sécurisée Médimail, DMP (dossier médical partagé)
OffreÉvaluation globale bio-médico-sociale réalisée de manière pluridisciplinaire avec des outils comme l’évaluation de Boston, des échelles spécifiques, des tests comme la PANNS (symptomatologie des patients atteints de schizophrénie)Bilan somatiqueTests neurologiques réalisés par la neuropsychologue (évaluation des capacités cognitives et de leur répercussion chez le patient)Évaluation de l’humeur et de l’insight ainsi que des tests de personnalité si besoinEstime de soiBilan social et évaluation de l’autonomie au domicile au regard des actes de la vie quotidienne, évaluation à domicile si besoin par un ergothérapeute mais aussi des capacités professionnelles si besoinPour les patients bipolaires, un entretien médical est réalisé pour valider le diagnostic Les tests de Beck et Young sont passés suivis d’un test motivationnel ainsi que l’outil Eladeb (auto-évaluation des besoins et difficultés)Psychoéducation et/ou éducation thérapeutique : atelier prendre soin de soi, inclusion dans la cité, programme d’ETP schizo vie, atelier bipolaire, PACT des laboratoires JeansenAteliers culture, droit des patients, droits des citoyens,Remédiation cognitive avec le logiciel RECOS et/ ou des activités physiques adaptéesRemédiation de la cognition socialeRemédiation de la méta cognitionProgramme CRT (remédiation cognitive)Programme de remédiation cognitive IPTProgramme d’éducation cognitive TwamleyAtelier théâtreAtelier compétencesAtelier cognitions socialeSorties week-endSport adaptéGroupes Habiletés SocialesAppartement associatif ou maison communautaireBilan somatique annuelEntretien et accompagnement individuel, accompagnement spécifique coopératifLogiciel Accept VoicesMichael’s GamePsycho éducation des familles avec Pro familleAccès à l’habitat social
Éléments d’organisationMise en place d’une équipe RPS départementaleHarmonisation des outils d’évaluation et d’interventionFormation des équipes sur certains domaines (accompagnement des troubles HPI, troubles obsessionnels compulsifs grave, utilisation de certains logiciels ou outils et méthodes)Analyse de pratiques professionnellesIntroduction et mutualisation de certains métiers à prévoir : ergothérapeute, psychomotricien, éducateur, conseiller ou éducateur professionnel, IPA (infirmier en pratique avancée) Les services ou les outils supports de la RPS sont : CATTPAppartements thérapeutiquesMaison communautaireVisites à domicile et accompagnements inclusifsServices longue durée Des partenariats sont à développer : SAMSAH ICMRésidences d’accueil ICMSAVSBailleurs sociaux pour l’habitat inclusifFoyers de vieFAMSAD (future Service Autonomie à domicile, guichet unique SSIAD et SAA)Centre de ressources territorial départemental (pour personnes âgée)ESAT dont celui de l’ICMEntreprises inclusivesCentre Rééducation Professionnel (CRP)Chambres de MétiersOETHOrganiser un réseau de pair aidants avec professionnel référent à formerRenforcer l’analyse médico-socio-économique des profils des patients, notamment avec le DIMDévelopper un centre de ressources connaissances et méthodologies en outil collaboratif (espaces informatiques avec fichier partagé, voir service informatique)
ÉvaluationFile activeTaux de ré-hospitalisationsTaux de patients sortant du parcours RPS sans ré-hospitalisationsRésultats des questionnaires de satisfaction des patientsDurée Moyenne de SéjourNombre de familles prise en charge en psycho-éducationTaux de patients en insertion professionnelleNombre d’intervention en pair-aidanceNombre de prises en charge en dépistage précoce de troubles psychotiques (- de 25 ans)

Projet 15-25 ans

Une dégradation de l’état de santé mentale des jeunes adultes est observée, majorée par le confine-ment subi et le contexte COVID.

Pour ce public de jeunes adultes, la question de la prévention en psychiatrie et santé men-tale est à développer en partenariat avec les établissements scolaires et les service d’accueil et d’orientation sans oublier la population spécifique d’adolescents ou jeunes adultes handicapés institutionnalisés ou à domicile.

De nouvelles situations sont aussi à prendre en compte comme la population des mineurs non accompagnés (MNA) ou celle des mineurs radicalisés ou de retour de zone de conflits en partenariat avec les services spécialisés de l’État.

Pour l’ensemble de ces mineurs, la problématique juridique en lien avec l’accès au statut de majeur renvoie à la notion de consentement, à l’exercice de l’autorité parentale, à la désignation de la personne de confiance notamment. Ces questions sont spécifiques en cas de jeune sous tutelle.

Objectifs médicaux principauxFavoriser l’accès aux soins psychiatriques et de santé mentale dans une logique de continuité pour la population des 15-25 ansRenforcer la réponse dans une logique de réseau avec les soins primaires et médico-sociauxAller vers les populations éloignées ou en voie d’éloignement du système de santé
Objectifs opérationnelsPour les patients déjà suivis en pédopsychiatrie, anticiper et accompagner le passage à l’âge adulte y compris dans les domaines hors champ sanitaireProcéder au dépistage précoce chez de jeunes adultes à risque de psychose, troubles alimentaires, conséquences de psycho-traumatismes (violences psychologiques et sexuelles, emprise conjugale), risque suicidaire, environnement de radicalisation et dérives sectaires dès les premiers signaux faibles. Développer la prévention des risques psychiatriques chez le jeune adulte
Profil des patientsDéjà dans la file active Troubles du développement psychologique dont troubles spécifiques (TSA, TSD, etc.) avec dans certains cas handicap psychique, psycho-traumatismes, addictions Entrant ou éligible à la file active Premières manifestations de troubles d’allure psychotiquePremières décompensationsTentative de suicidePsycho-traumatismeDéveloppement d’addictionsDésocialisation « sévère » : décrochage scolaire avec impact psychiatrique, Mineur Non Accompagné, etc.
Critères d’éligibilitéPatients correspondant aux profils ci-dessusCritère d’âge 15 – 25 ans, mais l’approche clinique doit primer.Priorité aux patients du départementAddictions niveau 2
Éléments clés du parcours– Parcours construits sur mesure du fait de leur spécificité et/ou de leur complexité
Gestion du parcoursPour les parcours simples : Suivi par le médecin référent Pour les parcours complexes : Définition d’une offre de coordination assez rapidement après l’entrée dans le parcours
OffreConsultations pluridisciplinaires et suivi CMPDémarches ou campagnes de prévention et d’information auprès des partenairesHospitalisation complète dont hospitalisation de semaine ou séquentielleHospitalisation de jourSuivi par équipe mobile adolescentsCATTPAppui à la coordination de parcours complexeTravailler sur un parcours spécifique addictologie 15-25 ans
Éléments d’organisationAdapter les organisations à la population des 15 – 25 ansDéfinir des organisations passerellesOrganiser le passage de relais vers des structures adultes psychiatrie ou non-psychiatriques (coordinateurs de parcours)Développer des compétences en transversal : neuropsychologue, psychomotricien, orthophoniste, éducateurs spécialisés, etc.Structurer un accompagnement qui mobilise les ressources familiales
ÉvaluationFile active des 15-25 ansNombre de patients entrant en criseSortie de la file active après 25 ans pour les pathologies à faible potentiel évolutifNombre d’actions de prévention conduites chaque annéeNombre ou part de patients entrant dans la file active suite à un « aller vers »

Projet TSA (Troubles du Spectre Autistique)

Le projet du parcours TSA est l’un des parcours spécifiques pédopsychiatriques du pôle sud qui s’appuie sur :

  • La volonté du secteur sanitaire de pédopsychiatrie d’affirmer sa place dans la prise en charge d’enfants et d’adolescents présentant des TSA, en intégrant les recommandations de la HAS et les lignes définies par le Plan Autisme ;
    • Le dispositif d’évaluation (mis en place en 2016) basé sur les binômes de professionnels sur chaque CMPE ainsi que sur les psychiatres formés et/ou sensibilisés par le CRA Toulouse aux outils d’évaluation TSA, qui permet au CMPE de réaliser des bilans et de poser le diagnostic d’un TSA selon les recommandations de la HAS ;
    • Les expériences et les compétences des professionnels notamment des hôpitaux de jour et de l’unité

« Hôp’Ti’Môm » dans la prise en charge des enfants présentant des TSA.

Objectifs médicaux principauxRéaliser le diagnostic, orientation et prise en charge des enfants autistes/TSA, en lien avec les partenaires départementaux et/ou régionaux
Garantir une cohérence du parcours entre autres grâce aux référents du « parcours TSA » repérés au sein du pôle comme un appui clinique dans le dépistage/évaluation et la prise en charge
Renforcer les compétences dans l’évaluation et la prise en charge grâce à un plan de formation externe et interne et les partages d’expériences
Renforcer le lien et la collaboration avec tous les acteurs territoriaux concernés par la prise en charge des enfants TSA
Assurer la coordination avec la PCO TND
Objectifs opérationnelsAugmenter le nombre de professionnels formés et/ou sensibilisés à la passation des bilans TSA (y compris les formations certifiées)
Sensibiliser les professionnels assurant les premières consultations au CMPE au dépistage des symptômes évoquant un éventuel TSA
Augmenter le nombre de professionnels formés et/ou sensibilisés à la prise en charge des patients TSA
Participer aux missions de sensibilisation et/ou de formation auprès des professionnels et/ou du grand public
Formaliser ce parcours comme un appui/référence clinique pour les professionnels concernés par la prise en charge des patients TSA
Profil des patientsLes enfants présentant des troubles du développement psychologique évoquant un potentiel TSALes enfants diagnostiqués TSA
Critères d’éligibilité0 -16 ans, au-delà pour les cas exceptionnels
Domicile – Les bassins de vie du département du Lot (départements limitrophes en ce qui concerne « Hôp’ti’Môm »)
TSA suspect (pour le diagnostic) ou avéré (pour la PEC)
AdresseursMédecins traitants
PMI
Psychiatre adulte
Pédiatres hospitaliers et libéraux
CAMSP
Médecins scolaires
CRA
Médico-social (CMPP, IME, ITEP, SESSAD)
CMPE, unités d’hospitalisation
Adresseurs non médicaux (éducateurs par exemple)
Demande directe des parents
Durées des séjours cibles– S’approcher au maximum des recommandations de la HAS concernant le diagnostic et la mise en place des prises en charge précoces.
Éléments clés du parcoursPremiers rendez-vous médical
Passation des bilans pluridisciplinaires
Rendez-vous « d ‘annonce » aux parents (restitution)
Phase « post-annonce » et orientation
Mise en place des accompagnements
Évaluation régulière du projet de soins individualisé en équipe pluridisciplinaire
Liens réguliers avec les partenaires
Selon la phase du parcours, passage d’un dispositif à l’autre au sein du Centre hospitalier Jean-Pierre ou dans le médico-social.
Pour les TSA avec troubles modérés, on peut s9appuyer sur le réseau des psychologues en libéral, notamment dans le cadre du dispositif de remboursement par l’assurance « Monpsy » ainsi que les éducateurs libéraux
Positionnement dans le parcours de soins et de santéPhase d’évaluation et d9orientation (selon le diagnostic retenu) d’enfant avec ou sans antécédents des bilans et/ou des soins en dehors et/ou dedans du champ de la pédopsychiatrie
Prise en charge dans nos structures et/ou en collaboration avec des partenaires du champ de l9autisme (question des « doubles prise en charge »)
Offre– Diagnostic et/ou prise en charge suivant les recommandations de la HAS dans des cadres variés : CMP, HDJ, CATTP, hospitalisation.
Éléments d’organisationRéférent du dispositifRéférent du parcoursDossier partagéListing d’adresses électroniques des professionnelsOrganisation en place au niveau des CMP, HDJ, CATTP, hospitalisation
Plateau techniqueSalle dédiée et équipée pour les bilans et les prise en chargeCaméra, ordinateurBatterie des tests (ADOS, ADI…)Locaux et matériel pour des médiations/prises en charge adaptées pour les patients autistesVéhicule (pour assurer les interventions au domicile et auprès des partenaires)
Qualifications mobilisées dans la prise en chargeProfessionnels formés ou sensibilisés à la passation des bilans TSA (médecin, psychologue, infirmier, éducateur…)Bilans complémentaires – psychométriques et/ou projectifs, psychomoteurs, orthophonisteProfessionnels formés à la prise en charge d’enfant autiste
ÉquipementsSalle dédiée et équipéeCaméra, ordinateurBatterie des tests (ADOS, ADI…)Locaux et matériel adaptés pour la prise en charge d’enfant autiste (PECS…)
Partenaires principaux externesMédecins traitantsHôpitauxPMIPédiatres hospitaliers et libérauxCAMSPMédecins scolaires/éducation nationale/RASEDCRAPCO TNDMédico-social (SESSAD, IME)MDPHNeuropédiatresORLServices sociauxProfessionnels libérauxARSAssociations
Place et intérêt de ce projet dans la filière et sur le territoireDiagnostic et orientation des enfants adressés pour une suspicion d’un TSA, suivant des recommandations de la HAS – réduction des délais d’attente, lieu d’évaluation près du lieu de vie, désengorger le CRA (réservé aux cas « complexes »), liens de proximité et privilégiés avec le réseau de partenaires permettant la mise en place des soins et des accompagnements rapidement après la pose du diagnostic. Prise en charge des enfants autistes suivant les recommandations de la HAS, dans nos structures et/ou en collaboration avec des partenaires du champ de l’autisme, en assurant la cohérence et la fluidité du parcours du patient autiste. Sensibilisation et/ou formation des partenaires permettant un meilleur repérage et dépistage des enfants pouvant relever du spectre autistique de raccourcir les délais du diagnostic (diagnostic précoce) et de la mise en place des soins adaptés.
ÉvaluationDélais entre le diagnostic posé et la mise en place des prises en chargeNombre de bilansNombre de professionnels formésÉquipements acquisDurée d’évaluationNombre d’enfants pris en charge dans nos structuresNombre d’enfants orientés vers d’autres structuresNombre d’enfants avec « double prise en charge »Nombre d’enfants en attente d’une PECNombre de jeunes TSA suivant au-delà de l’âge de 18 ans

Projet prise en charge des psycho-traumatismes

Au décours de prises en charges en psychiatrie adulte, pédopsychiatrie ou addictologie, de nombreux psycho-traumatismes sont révélés. Sur la base d9une étude réalisée en interne, près de 80 % des patients sont atteints de troubles psycho-traumatiques.

Fort de ce constat, une expertise a été développée par les équipes pour une prise en charge spécifique notamment en hospitalisation pour le traitement des cas sévères et complexes qui altèrent en général la capacité à accéder à une vie sociale. Ces cas sont soit développementaux, soit induits par la répétition.

Il s’agit également d’assurer un rôle d’observateur des évolutions du psycho-traumatisme.

Objectifs médicaux principauxPasser d’un traitement symptomatique à un traitement étiologiqueÉviter l’évolution vers l’apparition de pathologies psychiatriques sévères et/ ou la dé-socialisationÉviter l’enfermement dans le symptôme et la chronicisation
Objectifs opérationnelsOuvrir une consultation d’accueil, de dépistage et d’orientation sur les psycho-traumatismesParticiper au groupement de santé mentale dans le domaine de la prévention en matière de psycho-traumatismesDévelopper une offre interne et/ou externe de prise en charge selon les orientations et les approches thérapeutiques dans le cadre de différentes modes d’accompagnement ambulatoire ou d’hospitalisation
Profil des patients– Tout type de patient ayant subi un traumatisme récent ou ancien, quel que soit son âge, enfant ou adulte
Critères d’éligibilitéCritère préalable Pour le traitement, les troubles psychotiques ou dissociatifs ou addictifs vont nécessiter un temps de stabilisation préalable avec une prise en charge dédiée et globale Toutes les prises en charge nécessitent un premier temps plus ou moins long de stabilisation, selon les comorbidités associéesTraiter les aspects juridiques et sociaux en amont dans certaines situations Critère restrictif Patient en dé-socialisation complète, travail préalable à conduire
Durées des séjours cible– À adapter au profil du patient
Éléments clés du parcoursConsultation de bilan sur le CMPOrientation dans un parcours de traitement du traumatisme selon des modes d’accompagnement adaptés
Gestion du parcoursParcours simples : Suivi par le psychiatre référent Parcours complexes : Définition d’une offre de coordination assez rapidement après l’entrée dans le parcours
OffreDes consultations pluridisciplinairesL’accès à des techniques validées par les sociétés savantes pour traiter les traumasLa co-intervention possible avec une prise en charge addictologieUne hospitalisation temps plein, séquentielle, à temps partiel ou en ambulatoire adaptée à l’évolution de la prise en charge de la pathologie Techniques utilisées : TCCEMDR (associations EMDR France et EMDR Europe)Hypnose (méthode d’Edna Foa)… Il convient : D’organiser la possibilité d’accès à une consultation juridiqueD’organiser des passerelles avec les associations d’aide aux victimes (conventions) Pour les violences conjugales : Prévoir l’accès à des associations de victimes,Organiser des groupes de paroleSe préparer à ouvrir un accompagnement des auteurs de violences conjugales ou sexuellesOn prévoit une offre de prise en charge de la douleurUn volet prévention est à développer notamment auprès des acteurs de la première ligne (nature des psycho-traumatismes, repérage précoce, types de prise en charge et techniques, conditions de réussite, points de vigilance et de risque)
Éléments d’organisationEn amont, un travail est à réaliser avec les partenaires institutionnels (notamment la justice et la police, les urgences médico-judiciaires) pour clarifier les modes de collaboration dans le cadre de cette offreOuverture d’une consultation spécialisée pluridisciplinaireMaintien et/ou développement des compétences relatives aux techniques de traitement des traumatismes psychiquesSupervision ou régulation (équipe pluridisciplinaire)Recours à la pair-aidance dans une approche limitée et adaptée : témoignage, participation au groupe de parole, informationAccès à une prise en charge de la douleur soit interne (par exemple hypnose) soit externe avec l’équipe mobile douleur et soins palliatifs
ÉvaluationFile active dans la consultation spécialiséeEntrées et sorties chaque année dans la file activePart des patients liés aux violences conjugales et sexuelles dans la file activePartenariats actifs dans le cadre de conventions (PAUSE AUX FILAOS, AFFIRME, cellule de protection des familles, …)

Projet prévention du suicide

Un numéro national gratuit : le 3114

Ce numéro a été mis en place dans le cadre des Assises Nationales de la Santé mentale. Cette ligne propose, 24h/24 et 7J/7, une prise en charge sanitaire des personnes ayant des idées suicidaires, depuis les premières idées noires jusqu’à la crise suicidaire. Il y a également l’association historique SOS Amitié.
Dans le Lot 25.5 suicides pour 100 000 habitants soit le taux le plus élevé d9Occitanie qui oscille entre

14.1 et 16.1 ces dernières années. Il est de 13.2 en France. Sur la période 2005-2015, pour le département  du  Lot  on  constate  en  moyenne 365 décès par suicide par an. Cela représente un poids des suicides dans l9ensemble des causes de décès de 1.6 %.

Des professionnels formés

L9ICM collabore avec l9ARS du Lot et la MSA sur les questions de risque suicidaire. Des formations des personnels soignants sont organisées.

Des formations actions animées par un psychiatre et un psychologue sont organisées sur 2 journées auprès de divers publics : sapeurs-pompiers, personnels concernés par le risque suicidaire.

Sur le programme Vigilans, un travail est lancé avec la coordinatrice de ce programme sur l9Occitanie. Des formations sont organisées au moins une fois par an.

Rôle important des CMP, du CAC, de la MDA& Dans ce projet, les CMP jouent un rôle important ainsi que le futur CAC. Pour les adolescents, la maison des adolescents a un rôle à jouer. Cette thématique est à relier et à articuler avec le traitement des violences scolaires, avec le projet des 15 3 25 ans, avec le groupement de prévention de la santé mentale mais aussi avec le projet sur les psycho-traumatismes.

Objectifs médicaux principauxContribuer à réduire le taux de suicide sur le départementDépister de manière plus systématique les pathologies psychiatriques initiées par des symptômes de velléité suicidaire
Objectifs opérationnelsInitier une évaluation diagnostique et clinique pour toute personne qui présente des symptômes et des situations de crise suicidaireIntervenir systématiquement auprès des personnes ayant procédé à une tentative de suicide pour éviter la récidive (programme Vigilans) Mieux articuler la continuité des parcours de soins des patients à risques suicidaire, notamment dans les phases de sortie d’hospitalisationFormer les personnels de première ligne au dépistage de la crise suicidaire, notamment sur les populations à risquesDéfinir un circuit pour traiter une alerte à l’ICM H24 et 365 jours par an par le biais du CAC
Profil des patientsPopulations avec profils à risques majeurs : Adolescents et jeunes adultesPersonnes âgéesProfessionnels à risques (policiers, agriculteurs, enseignants…)Troubles bipolaires, dépressions graves, addictions, troubles du comportement, psychoses
Critères d’éligibilitéLiés à des facteurs de risques : AntécédentsPathologies psychiatriquesAgeSexeAbus d9alcool et de drogueCaractéristiques de personnalitéTroubles socioculturelsTentatives de suicideSuicide dans l9entourageManque de cohésion familiale et socialeEnvironnement immédiat : violences de tous typesTransitions majeures dans la vie : rupture conjugale, perte d9emploi, dépôt de bilan, annonce d9une maladie grave, perte d9un être cher, etc
Durées des séjours cible– Adapté à la situation individuelle de chaque patient
Éléments clés du parcoursPlusieurs modes d9entrée : CMP ou CAC ou urgencesÉvaluation clinique avec parcours conçu au cas par cas et hospitalisation si nécessaire
Gestion du parcours– Le binôme psychiatre/soignant ou le psychiatre référent du patient
OffrePréventionPrise en charge et traitement de la situation de la crise suicidaire
Éléments d’organisationVolet prévention : plan pluriannuel de prévention Campagnes de communication Campagnes de formation, notamment des personnes en première ligneConventions avec certains organismesDéploiement du programme VigilansRéférents identifiésParticipation au comité départemental de prévention et de prise en charge des risques suicidaires du Lot,Analyse annuelle et ré-orientation des actions en fonction des problématiques identifiéesDévelopper des partenariats sur les thématiques du risque suicidaireTravailler les facteurs de protection et l’amélioration de l’environnement du patient Volet traitement : ensemble des dispositifs du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret Répondre H 24 365 jours par an et de faciliter l’accès le plus rapide possible à un accompagnementPrévoir un plan de formation interne sur le risque suicidaire (identifier les personnes-ressources)
ÉvaluationÉvolution pluriannuelle du taux de suicide sur le département du LotDéploiement du programme VigilansNombre de personnes internes et externes formées au risque suicidaireNombre de participations à des actions ou campagnes de communication sur le risque suicidaire
4.1.1.     PROJET SUR LES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ

On parle plus de patterns de fonctionnement avec dans certains cas plusieurs troubles de la personnalité associés liés à des traumatismes notamment développementaux ou des pathologies du lien.

De fait, la prise en charge est assez lourde, sur un temps long, associée à des temps d’hospitalisation soit à temps complet soit en séquentiel (HDJ avec formation spécifique pour les professionnels).

Zone de Texte: Objectifs médicaux principaux	- Proposer une offre pour les personnes souffrant de certains troubles de la personnalité et plus particulièrement
les adolescents et jeunes adultes à risques
Objectifs opérationnels	-	Définir une offre spécifique pour les patients ayant déjà été hospitalisés et pour les personnes ayant connu des pathologies récurrentes
ou résistantes
-	Développer l’utilisation de certaines techniques thérapeutiques validées par les sociétés savantes pour traiter les troubles de la personnalité : thérapie des schémas, thérapie dialectique, TCC…
Profil des patients	- Adultes ou adolescents diagnostiqués avec un trouble de la personnalité
Critères d’éligibilité	Critères en lien avec les facteurs de risques
Patients avec les facteurs de risques suivants :
•	Troubles de l’attachement
•	Pathologie du lien
•	Fonctionnement de type « abandonnique »
Critères spécifiques
•	Patient souffrant d’une addiction nécessitant une double prise en charge coordonnée.
Critères d’exclusion
•	Pas de personnalité antisociale
•	Pas d’agresseurs sexuels dans un premier temps avec évolution progressive sur ce critère
•	Psychoses non stabilisées
Durées des séjours cible	- Adapté au cas par cas, en général prise en charge sur une période dans le parcours de soins d’au moins 6 mois
Éléments clés du parcours	- Parcours en séquentiel adapté à la stratégie thérapeutique définie
Gestion du parcours	Deux co-thérapeutes qui assurent le suivi et l’accompagnement :
•	2 infirmiers, 1 infirmier/1 médecin, 1 infirmier/1 psychologue)
OffreConsultations en CMPAteliers en groupe en HDJSéances individuelles en HDJConsultations avec l’environnement personnel ou familialDans certains cas, une hospitalisation complète, de jour, de nuit, de week-end.Accompagnements à domicile ou dans certains cas spécifiques visite médiatisée, passage devant le juge si besoin, qui peuvent être conduits par les assistantes socialesConsultation pour un bilan de santé somatique pour les patients n’ayant pas de médecin traitant
Éléments d’organisationDispositif transversal sur le Centre hospitalier Jean-PierreÉlément clé : articulation CMP/HDJ ou Hospitalisation pour la continuité de l’accompagnementHDJ modulable deux ou trois jours par semaine associé à hospitalisation temps completFormation spécifique du personnel : infirmiers, psychiatres, psychologuesPsychiatre responsable de ce dispositif qui coordonne les interventionsGroupe d’analyse des pratiques professionnelles (GAPP)
ÉvaluationÉvolution de la file active sur les troubles de la personnalité en fonction des tranches d’âgePart des entrants dans la file activeNombre d’hospitalisations et duréeNombre de patients dont les critères de troubles de la personnalité ont évoluéNombre de professionnels formés aux techniques thérapeutiques utilisées
4.1.2.     PROJET D9ADDICTOLOGIE

La prise en charge en addictologie s’organise autour d’une unité d’hospitalisation à temps complet, UPCA, comprenant une partie sevrage (2 semaines environ) et un travail thérapeutique dans un second temps (ateliers), de deux places en hôpital de jour et de consultations.

Objectifs médicaux principauxAccompagner le patient pour atteindre un objectif de réduction ou d’abstinenceTraiter les troubles psychiatriques associés (dépression, anxiété, troubles de la personnalité comme borderline, obsessionnels, etc.)Retravailler le projet de vie global du patient
Objectifs opérationnelsMaintenir le niveau 2.Développer les parcours sur le territoire dans le cadre du réseau addictologie en lien notamment avec le CSAPA.Prévoir un volet préventionRéactualiser régulièrement les conventions avec les centres hospitaliers Lotois pour l’accès à un neurologue et un gastroentérologueProposer une prise en charge HDJ addictologie (demande d’autorisation l’ARS)
Profil des patients– Prise en charge de patients sur des parcours complexes : poly-addictions, sevrage complexe, comorbidités associées, problèmes sociaux, profil psychiatrique…
Critères d’éligibilitéPatients au profil complexe Critères d9exclusion : Patient mineurPatient avec pathologie somatique pouvant engager un pronostic vital à court termeInstabilité forte de l’état somatiqueTroubles du comportement alimentaireRisque suicidaire très élevéPatients en phase psychotique aiguëPatients hors département du Lot sans solution sociale en sortie (pas de logement, pas d’entourage, etc.)
Durées des séjours cible– De 30 à 45 jours
4.1.3.           PROJET PSYCHIATRIE DU SUJET ÂGÉ

Depuis 2019, le projet de psychiatrie de la personne âgée s’est structuré en parcours, avec un découpage territorial unique, prenant en compte plusieurs dimensions tant en hospitalisation qu9en ambulatoire :

  • Le parcours de santé des personnes
  • Les coopérations territoriales
  • Le décloisonnement opérationnel entre les différents acteurs (sanitaires, sociaux et médico-sociaux).
Zone de Texte: Objectifs médicaux principaux	Recentrer les missions sur la prise en charge des pathologies psychiatriques de la personne âgée s’articulant autour
de 2 axes :
•	Pathologie psychiatrique d’apparition récente avec ou sans troubles cognitifs ;
•	Pathologie psychiatrique ancienne associée ou pas à des troubles cognitifs
Objectifs opérationnels	Patients présentant des troubles psychiatriques du sujet âgé :
•	Évaluer les demandes dans le cadre d’un guichet unique à partir du CMP comme en psychiatrie adulte
•	Ajuster la prise en charge de ces patients au sein de l’offre de la filière en proposant des soins adaptés
•	Proposer une offre spécifique pour les patients déambulant ayant des maladies Alzheimer et apparentées compliquées de troubles du comportement rendant impossible le maintien à domicile au moins temporairement Ce qui exclut les maladies Alzheimer et apparentées sans complication psychiatriques
•	Sur avis médical, réorienter les prises en charge des patients présentant des troubles cognitifs isolés
•	Permettre un décloisonnement entre les différents acteurs afin d’avoir une prise en charge plus fluide des patients, une meilleure articulation entre les services et surtout une offre de soin centrée sur le parcours psychiatrique de la Personne âgée
•	Développer une approche de prévention du risque suicidaire
de la personne âgée : 18,6 % chez les personnes de 80 ans et plus
sur le département du Lot contre 12,8 % Cantal et 13,1% en Occitanie (données cumulées de 2005 à 2015)
Profil des patients	-	Patients ayant plus de 70 ans, sachant que cette limite n’est pas une valeur absolue et peut être discutée en fonction des cas cliniques
-	Lieu de vie : département du Lot ou dans les communes limitrophes hors département
-	Pathologie psychiatrique d’apparition récente avec ou sans troubles cognitif
-	Pathologie psychiatrique ancienne associée ou non à des troubles cognitifs
Critères d’éligibilitéCritères d9exclusion : Pathologies somatiques non bilantées/explorées nécessitant une orientation au CH généralPathologie gériatrique prédominanteTroubles cognitifs isolés sans comorbidité psychiatriqueStade terminal d’une pathologie somatique ou d’un trouble démentielSoins palliatifs
Durées des séjours cible– Adaptées au profil pathologique avec séjours courts en hospitalisation
Éléments clés du parcoursÉvaluation par le CMP en priorité dans une approche bio-psychosociale, mais une hospitalisation directe peut s’organiser après validation d’un psychiatreOrientation proposée au regard du projet thérapeutique individualisé vers les différents dispositifs : unité d’hospitalisation temps plein, hôpitaux de jour, CATTP, Equipe Ambulatoire de Géronto-psy (EAGP), consultations de psychiatrie, consultations mémoire, plateforme des aidants (hors inter-secteurs de gérontopsychiatrie), télé-consultation Le parcours du patient peut utiliser plusieurs de ces dispositifs La dimension médico-sociale du parcours est intégrée pour toutes les personnes qui le nécessitent Dans certains cas, l’ICM peut venir en support via ses équipes EAGP ou par la télé-consultation (Pastel)
Gestion du parcoursLe CMP est le pivot du dispositif (guichet unique) de la psychiatrie et de la personne âgée pour accueillir diagnostic et orienter, faire de la prévention et intervenir à domicileLe médecin référent du parcours coordonne le suivi du patient dans la filière
OffreOffre ambulatoire : Consultations de psychiatrie pour personne âgée pour diagnostic, orientation, travail thérapeutique et suivi (CMP)EAGP avec missions identiques au CMP : évaluation spécifique sur les lieux de vie ou au CMP, accompagnement au domicile (VAD), ateliers thérapeutiques à domicile, prévention, éducation à la santé, aide aux aidants, relations de partenariat avec le médico-social notamment du domicile (SAAD, SSIAD) L’EAGP intervient en amont et en aval d’une hospitalisation ou d’un parcours entièrement ambulatoire Développement d’une offre CATTP qui maille bien le territoire avec des créneaux qui permettent d’accueillir les personnes âgées (groupes homogènes selon des critères cliniques) Différents types d’ateliers y sont organisésDéveloppement d’une offre hôpital de jour sur l’ensemble du département (Cahors et Gourdon) avec des créneaux qui permettent d’accueillir les personnes âgées (groupes homogènes selon des critères cliniques) Offre d’hospitalisation : L’unité d’hospitalisation de psychiatrie de la personne âgée a pour mission l’évaluation bio-psychosociale, la définition d’un projet de soins individualisé (PSI) et sa mise en œuvre dans le service et après, selon l’orientation, sont proposées des prises en charge avec un mix au niveau médicamenteux et non médicamenteux. Des ateliers thérapeutiques sont proposés ainsi que des consultations avec la neuropsychologue et les infirmiers, tout comme des activités avec la psychomotricienne. Les patients sont également accompagnés dans la vie quotidienne et dans les ateliers par les aides-soignants L’unité cognitivo-comportementale (UCC) : cette unité accueille des patients déambulant ayant des maladies Alzheimer et apparentées compliquées de troubles du comportement rendant impossible le maintien à domicile au moins temporairement, ce qui exclut les maladies Alzheimer et apparentées sans complication psychiatrique. Elle a pour vocation à intégrer des patients avec troubles du comportement, à les évaluer, bâtir un projet thérapeutique individualisé pour améliorer et stabiliser le comportement en utilisant des techniques médicamenteuses et non médicamenteuses. Elles accompagnent les aidants ou les institutions médico-sociales pour un accueil optimal de leur proche ou résident Dans le cadre d’une approche transversale (dispositif Vigilans et RUD, risques/ urgence/ danger), développer la prévention du risque suicidaire de la personne âgée
Éléments d’organisationL’organisation est construite à partir du parcours patient qui décline son projet de soins individualisé (PSI ou PTI)Ce projet est intégré au DPIL’équipe pluridisciplinaire qui suit la séquence de prise en charge se coordonne via des réunions de synthèse clinique hebdomadaires Pour les patients chroniques et récurrents, le parcours est coordon-né à partir du médecin référent et un infirmier référent du CMPPour chaque séquence d’hospitalisation, le relais est pris par le méde-cin de l’unité qui s’appuie sur le projet thérapeutique individualisé En sortie, il est repris par le médecin référent du CMPCollaboration avec les acteurs des soins primaires et développement des partenariats avec des MSP et des CPTS, mais aussi avec le médico-social
ÉvaluationFile activeFile active de + de 70 ansEntrants dans la file activePart des patients avec des durées de séjours ou de suivi anormalement longues (3 mois)Tenue du dossier patient selon la check-list HAS et des indicateurs suivis en interneDélai d’envoi des Lettres de Liaison (LDL)Questionnaires de satisfactionNombre de conventions formalisées et activesNombre de revues de conventionNombre d’actions de prévention/ information/ formationNombre de télé-consultationsNombre de fiches d’événements indésirables TS ou suicideSuivi de l’indicateur RUDCoordination du parcours sur le territoire : nombre de recours à la DAC, nombre de PPS, nombre de patients qui acceptent l’accès à leur DMP
4.1.4.          ACCOMPAGNEMENT MÉDICAL SOMATIQUE EN AMBULATOIRE

Une des grandes difocultés au niveau national et départemental, est l9accès aux soins somatiques. De plus en plus de patients n9ont pas de médecin traitant ou référent. Le volet somatique n9est pas toujours traité avec une difoculté pour accéder à un premier diagnostic.

Zone de Texte: Objectifs médicaux principaux	- Organiser l’accès aux soins somatiques à des populations précarisées, plus éloignées du système de santé puis coordonner le parcours de ces patients dans une approche globale (somatique et psychiatrique) afin de sécuriser la mise en place et l’observance d’un traitement
Objectifs opérationnels	-	Mettre en place une intervention des internes hospitaliers ou de médecine générale sur les CMP
-	Mobiliser des médecins volontaires dans le cadre des MSP
-	Proposer la mise en place d’une IPA pour assurer un meilleur accès et suivi somatique en coordination avec le DAC
Profil des patients	-	Patients sans médecin traitant
-	Situations de précarité
-	Patients avec pathologies psychiatriques chroniques
Critères d’éligibilité	- Patients avec de gros troubles cognitifs
Durées des séjours cible	- Le temps nécessaire afin que le patient accède à un suivi en routine avec le médecin traitant
Éléments clés du parcours	- Un accès direct à un médecin généraliste par le CMP pour ceux qui sont en ambulatoire ou en sortie d’hospitalisation Ce travail pourrait être organisé par une IPA sous la responsabilité
du médecin ou d’un psychiatre
Gestion du parcours	- Assurée par l’IPA de l’ICM jusqu’à ce que le patient soit pris en charge par un médecin traitant
4.1.5.           PRÉVENTION DE L9HOSPITALISATION COMPLÈTE PAR LES HÔPITAUX DE JOUR

Les pratiques de prévention de l9hospitalisation complète ont été mise en place en 2016 et  développées  depuis  la  crise  COVID,  en  entrée  directe  sur  l9HDJ  de  Figeac. Pour les patients à risque de décompensation, les entrées en urgence en HDJ sont en place.

Gestion du parcoursDeux types de parcours : Passage en HDJ sans hospitalisation complètePrévenir des hospitalisation ou ré-hospitalisations complète avec des journées HDJ d’évaluation et de prise en charge à la fréquence adaptée selon le besoin du patient et notamment sur les populations cible (personnes âgées par exemple)
Offre– Activités thérapeutiques
Éléments d’organisationAdaptation de l’organisation actuelle de prise en charge en hôpital de jour pour recevoir le patient avec pour objectif une évaluation médicale et paramédicale rapide Travail d’éducation thérapeutique individualisé avec le patient : compréhension de la pathologie, repérage des signes de dégradation (troubles de sommeil par exemple), gestion de la maladie, les règles d’observance, la réhabilitation psycho-sociale Travail avec l’entourage du patient : compréhension de la pathologieTravail sur le projet d’insertion sociale et professionnelleDes visites à domicile sont développées par l’équipe infirmière du CMP dans le cadre du suivi et de la vigilance sur l’évolution du patient en vue d’éviter la ré hospitalisationDéveloppement de collaboration avec le système de soins primaires et les partenaires comme le GEM ou les espaces séniors…
ÉvaluationTaux de patients en hospitalisation complète dans la file activeTaux d’entrées directes en HDJ dans la file active
4.2.  AMÉLIORATION DE L9ORGANISATION ET DES RESSOURCES
Projets 2025/2029Objectifs
Transversalité sur certaines missions et domaines de compétences : ECT, SMT, RPS…Faciliter l’accès à certains traitements non médicamenteux dans le département du Lot avec un accompagnement des équipes référentes du patientDévelopper une approche cohérente de la réhabilitation et du rétablissement sur l’ensemble du territoire du Lot à fins d’inclusion
Développement dans les MSP (Maison de Santé Pluridisciplinaire) de consultations de psychiatres ou de psychologues ou d’infirmiersInscription dans une communauté médicale et paramédicale pour travailler en coordination sur le parcours du patientAméliorer la relation ville – hôpitalDé-stigmatiser la psychiatrieAméliorer la connaissance de l’offre psychiatrique par les acteurs des soins primaires et ainsi mieux positionner la psychiatrie dans la complémentarité de la prise en charge de la santé mentale
Développement des soins primaires avec les psychologues libéraux du LotFluidifier les parcoursPersonnaliser et diversifier la prise en chargeFaciliter l’accès à certaines techniques reconnues et maîtrisées par certains psychologues pour la prise en charge
Développement de pratiques innovantes et des approches non médicamenteuses– Travailler sur des pathologies récidivantes ou résistantes, notamment anxio-dépression, mais aussi des troubles psychotiques, troubles de personnalité de type borderline (thérapie dialectique de Marsha Linehann)
Bonnes pratiques isolement-contention– Utiliser l’isolement en dernier recours après épuisement de toutes les stratégies thérapeutiques
Projet IPA– Introduire le métier de l’IPA afin d’apporter une réponse à la raréfaction des ressources médicales notamment
4.2.1.  TRANSVERSALITÉ SUR CERTAINES MISSIONS ET DOMAINES DE COMPÉTENCES

Plateau techniques

  • Les ECT : réalisées sur Toulouse en clinique
    • La stimulation transcrânienne (SMT) : réalisée sur Limoges

Problématique : accès géographique

Approche RPS

  • Deux équipes mobiles : une sur Cahors et une sur Leyme
  • Programme Pro famille

Problématique : accès à des ressources rares (compétences, outils).

Objectifs médicaux principauxFaciliter l’accès à certains traitements non médicamenteux dans le département du Lot avec un accompagnement des équipes référentes du patientDévelopper une approche cohérente de la réhabilitation et du rétablissement sur l’ensemble du territoire du Lot à fins d’inclusion.
Objectifs opérationnelsECT Organiser une offre sur l’unité d’hospitalisation de Cahors en convention avec le Centre Hospitalier de Cahors mais aussi avec celui de Figeac. SMT Organiser une offre sur le département RPS Intégrer la logique de parcours de santé au niveau de l’approche RPS en structurant des parcours spécifiques intégrant la dimension médico-socialeMutualiser les programmes informatiques de remédiation cognitive sur les deux pôles avec du personnel forméMutualiser certaines ressources : neuropsychologueTravailler sur la mise en place un observatoire de la réhabilitation psycho-sociale
Éléments clés et types parcours– Accès facilité à des plateaux techniques et à l’expertise médicale
Gestion du parcoursECT et SMT : Accès plus rapide avec un meilleur suivi par le médecin référent, voire plus de patients concernésPossibilité de créer une filière spécialisée au moins interdépartementale. RPS : Développer une approche mutualisée sur le département : coordination de parcours
OffrePlateaux techniques ECT sur Cahors et/ou Figeac (au lieu de Toulouse)SMT sur le département (au lieu de Limoges) mutualisée au niveau des pôles 01 et 02. RPS Accès à un plateau technique informatique pour la remédiation cognitiveRetravailler les parcours RPS sur l’ensemble du département et en faciliter l’accès.Développer l’offre en prévention et promotion de la santé mentale.Développer un projet et une offre harmonisée pour la prise en charge RPS départementale.
Éléments d’organisationOrganisation ECT Psychiatre formé aux ECTPrévoir une convention avec l’équipe d’anesthésistes de l’hôpital de Cahors et/ou de Figeac avec salle d’attente, salle d’ECT, salle de réveil, un IDE formé, un anesthésiste et le matériel d’ECT Organisation SMT Psychiatre formé aux SMT sur le départementAchat du matériel RPS Développer un piLotage, une coordination et une organisation commune au niveau du département pour les deux pôles
ÉvaluationNombre d’ECT réalisésNombre de patients dans la file active SMTNombre d’actions de prévention et promotion de la santé mentale


4.2.2.   DÉVELOPPEMENT DANS LES MSP DE CONSULTATIONS DE PSYCHIATRES, DE PSYCHOLOGUES OU D9INFIRMIERS

Sur le département du Lot, 13 maisons de santé pluridisciplinaires sont présentes sur Assier, Cahors, Catus, Figeac, Gramat, Labastide Murat, Lalbenque, Martel, Payrac, Prayssac, Saint-Céré, Souillac, Vayrac.

La réponse au sein de ces MSP est multidisciplinaire et permet un accès plus facile, plus rapide et moins culpabilisé des patients, notamment les adolescents, à une spécialité comme la psychiatrie. Ce projet est à articuler avec la mise en place de psychologues libéraux pour traiter les troubles psychiatriques modérés.

Objectifs médicaux principauxInscription dans une communauté médicale et paramédicale pour travailler en coordination sur le parcours du patientAméliorer la relation ville – hôpitalDé-stigmatiser la psychiatrieAméliorer la connaissance de l’offre psychiatrique par les acteurs des soins primaires et ainsi mieux positionner la psychiatrie dans la complémentarité de la prise en charge de la santé mentale
Objectifs opérationnelsSe déployer sur certaines MSP afin de pallier à l’absence de réponse dans le secteur de la psychiatrie libérale, dans la limite des moyens disponiblesDévelopper des parcours de santé intégrant le regard de la psychiatrie (systèmes de réunion, systèmes d’information) permettant le renforcement des liens avec les partenaires des soins primaires et des politiques locales de santé.Développer l’innovation dans les pratiques cliniques et organisationnelles
Profil des patients– Tous publics à partir de 18 ans
Critères d’éligibilité– Critères analogues à celui d’un CMP, la présence dans une MSP étant à considérer comme une antenne Critère d9exclusion : Patients présentant des conduites addictives n’ayant pas de troubles psychiatriques ou du comportement
Durées des séjours cibles– Durée du suivi adaptée aux besoins induits par la pathologie
Éléments clés du parcoursAccès direct par prise de rendez-vous ou par adressage par le médecin traitant que celui-ci exerce ou non au sein de la MSP. Première phase d’évaluation/diagnostic, si besoin pluridisciplinaire (en concertation avec ressources de la MSP après accord du patient).Projet thérapeutique proposé et accompagné par les ressources de l’ICM ou d’autres acteurs libéraux (notamment les psychologues conventionnés par l’ARS pour un financement par l’assurance maladie)Orientation proposée Parcours complexe : Mise en place d’une coordination
Gestion du parcours– Psychiatre en lien avec les professionnels concernés
Offre– Consultation
Éléments d’organisation– Plages de consultations avec couverture hebdomadaire adaptée au volume d’activité
ÉvaluationNombre d’implantation de l’ICM dans les MSPVolume de consultations par MSP et globalProfil des patients suivis : âge, sexe, pathologies psychiatriques, zone d’habitatTaux d’hospitalisation des patients suivisNombre de patients suivis dans le cadre d’un parcours coordonné avec plusieurs intervenantsNombre de patients adressés par les professionnels de la MSPNombre de patients adressés par les services de justicesÉvolution du taux d’accès de la population à des consultations de psychologie médicale en lien avec le groupement de prévention de la santé mentale
4.2.3. DÉVELOPPEMENT DES SOINS PRIMAIRES AVEC LES PSYCHOLOGUES LIBÉRAUX DU LOT

À ce jour, près d9une quarantaine de psychologues libéraux sont référencés auprès de l9ARS avec un numéro ADELI. Ils sont organisés en réseau (association). Certains exercent en cabinet collectif avec des techniques spécioques (EMDR par exemple).

4.2.4. DÉVELOPPEMENT DES PRATIQUES INNOVANTES ET DES APPROCHES NON MÉDICAMENTEUSES

Actuellement, sur le Centre hospitalier Jean-Pierre, sont développés :

  • L’EMDR
  • L’ICV (intégration des cycles de la vie)
  • La TCC dont la thérapie des schémas
  • La méditation de pleine conscience
  • La thérapie familiale.
Objectifs médicaux principaux– Travailler sur des pathologies récidivantes ou résistantes, notamment anxio-dépression, mais aussi des troubles psychotiques, troubles de personnalité de type borderline (thérapie dialectique de Marsha Linehann)
Objectifs opérationnelsDévelopper une compétence en ethnopsychiatrie notamment en ambulatoireDévelopper la pair-aidance sur des problématiques de RPS ou expérience de vie traumatiquePoursuivre le développement de la luminothérapie.Développer les techniques hypnotiques validéesDévelopper les techniques de neurofeed-backDévelopper l’activité physique à orientation thérapeutiqueFormer aux moins trois professionnels par techniques non médicamenteusesDévelopper le recrutement de psychologues formées à plusieurs types d’approches
Profil des patientsPatients au long courtPatient avec pathologie récidivante et chimio-résistante
Critères d’éligibilité– Phase de stabilisation avec pas ou peu de troubles du comportement Critères d9exclusion : Spécifications pour certaines techniquesPériode de crise ou épisode aigu, à utiliser en
Durées des séjours cibles– Utilisé en hospitalisation et en ambulatoire selon les besoins des usagers en traitement adjuvant.
Éléments clés du parcours– À initier en hospitalisation et à poursuivre en ambulatoire notamment en CMP sous la coordination d’un psychiatre
Gestion du parcours– Psychiatre référent
Offre– Développer uniquement des techniques avec validation scientifique, très bon niveau de preuve et recommandations par des sociétés savantes/ OMS/ HAS. Technique Offre EMDR : Séances individuelles ou en groupe en post immédiatSMT : Passages sur plateau techniqueECT : Passages sur plateau techniqueTechniques hypnotiques validées : Séances individuelles ou en petit groupe Luminothérapie : Mise à disposition d’un appareil le matinTCC : Séances individuelles ou en groupeActivité physique : Activités de groupeNeurofeed-back : Passages sur plateau techniquePair aidance : Séances individuelles ou collectives, mais cela suppose de repérer et créer une base avec des personnes volontaires avec formation. S’appuyer sur les GEM.
Éléments d’organisationProfessionnels référents sur chaque technique : minimum 2 et dans l’idéal 3Plateau technique avec cahier des charges pour ECT, SMT, neuro feed back
ÉvaluationNombre de techniques utiliséesNombre d’indicationsNombre de patientsNombre de séancesÉvaluation du nombre de rémissions sur la base d’échelles avant / après.Taux d’utilisation des techniques avec plateau techniqueTaux de recours par des professionnels extérieurs des techniques avec plateau technique
4.2.5.  ISOLEMENT / CONTENTION

Cadre juridique

Selon le Code de Santé Publique (Art. L. 3222-5-1.),

« l’isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours. Il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision d’un psychiatre,

prise pour une durée limitée. Leur mise en œuvre doit faire l’objet d’une surveillance stricte confiée par l’établissement à des professionnels de santé désignés à cette fin. »

Évolutions réglementaires récentes

  • Loi n° 2022-46 du 22 janvier 2022 renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le Code de la santé publique, article 1
    • Circulaire du 25 mars 2022 de présentation des dispositions du décret n° 2022-419 du 23 mars 2022 modifiant la procédure applicable devant le juge des libertés et de la détention en matière d’isolement et de contention mis en œuvre dans le cadre de soins psychiatriques sans consentement
    • INSTRUCTION N°DGOS/R4/2022/85 du 29 mars

2022 relative au cadre juridique des mesures d’isolement et de contention en psychiatrie et à la politique de réduction du recours aux pratiques d’isolement et de contention

Le législateur a adopté début 2022 un article de loi définissant un nouveau cadre juridique pour les mesures d’isolement et de contention en psychiatrie, avec contrôle systématique par le juge des libertés et de la détention de ces mesures à partir d’une certaine durée.

En complément du décret en Conseil d’État, l’instruction du 29 mars 2022 précise le cadre juridique désormais en vigueur concernant les mesures d’isolement et de contention en psychiatrie et décline les modalités d’accompagnement des établissements de santé autorisés en psychiatrie pour les aider à respecter le nouveau cadre et à mettre en place une politique de réduction du recours aux mesures d’isolement et de contention.

Volet juridico-médico-administratif

  • Information au JLD par le directeur de l’ICM ou son représentant par mail à chaque isolement contention au bout de 24 heures ou 48 heures
    • Saisine obligatoire du JLD faite par le directeur de l’ICM ou son représentant par mail au bout de 48 heures pour la contention et 72 heures pour l’isolement. Des saisines par le tiers ou le patient peuvent être réalisées
    • Information à l’entrée du patient sur le droit à la saisine par les soignants
    • Une fois la saisine effectuée, le juge rend sa décision dans maximum 72 heures et 96 heures pour l’isolement. S’il y a maintien, le cycle de saisine (3 jours) recommence systématiquement pour la contention. Par contre, pour l’isolement, un cycle de saisine (4 jours) se renouvellement une seule fois, les cycles suivants en cas de renouvellement sont de 6 jours pour la saisine et 7 jours avec la décision du juge
  • Lors de chacune de ces décisions, le JLD peut maintenir ou lever la mesure. S’il y a levée, le psychiatre doit attendre 48 heures pour mettre en place une nouvelle mesure sauf circonstance particulières dûment motivées.
  • Au niveau des soignants, il y a obligation d’informer les tiers reconnus par la loi sur l’avancement de la procédure du JLD à chaque étape (à chaque information du juge)
  • La communication est les échanges avec le juge se feront par échange sécurisé via l’outil officiel PLEX (dès sa mise en œuvre opérationnelle)
  • Dans certains particuliers, la procédure prévoit une rencontre en audio ou visio conférence entre le juge et le patient
  • Le logiciel CORTEXTE (DPI) prévoit des alertes pour respecter la procédure d’isolement contention, sous réserve de saisie en temps réel des décisions initiales et des renouvellements des prescriptions d’isolement contention. Ce point est essentiel pour le bon respect de l’application de la loi.
Objectifs médicaux principaux– Utiliser l’isolement en dernier recours après épuisement de toutes les stratégies thérapeutiques
Objectifs opérationnelsÊtre en conformité avec la loiRespecter les droits des patientsOrganiser le nouveau dispositif avec la juge des libertés du tribunal de Cahors
Profil des patients– Patients avec dangerosité suicidaire ou hétéro agressive, comportements instables rendant difficile la cohabitation avec les autres patients de l’unité
Critères d’éligibilitéPatients en hospitalisation temps complet sous contrainte et dont l’état clinique nécessite une mesure d’isolement avec contention associée éventuellementCrise suicidaire avec risque imminent de passage à l’acteImpulsivité avec risque imminent de passage à l’acte hétéro ou auto agressifs
Durées des séjours cibles– Sur prescription
Éléments clés du parcours/ prise en chargeÉvaluation clinique et prescription médicale en première intention et lors des renouvellements prévus par la loiÉvaluation systématique par un médecin généraliste dans les 30 premières minuties et toutes les 24 heuresProtocole de surveillance infirmière sur la base d’une prescription (traitements médicamenteux entretiens, modalités de séjour en chambre d’isolement)
Gestion du parcours– Sous l’autorité du psychiatre et en application des protocoles
Offre– 3 chambres d’isolement sur le service UFHC et 1 sur Elango pour la pédopsychiatrie
Éléments d’organisation– Développer les analyses de pratiques professionnelles
ÉvaluationNombre d’isolementsNombre de journées en isolementDéclaration d’événements indésirablesRecours judiciaires par les patients ou leur entourageNombre de saisines obligatoiresBonne tenue du registre d’isolement contention (obligation légale) avec un certain nombre d’indicateurs
4.2.6.  PROJET IPA (INFIRMIER EN PRATIQUE AVANCÉE)

Cadre juridique

Décret N° 2019-835 du 12 août 2019.

Cadre général d9intervention

  • domaines d’intervention :Pathologies chroniques stabilisées, prévention et poly-pathologies courantes en soins infirmiers,Oncologie et hémato-oncologie,Maladie rénale chronique, dialyse, transplantation rénale,Santé mentale et psychiatrie,Urgences.

Des compétences élargies (au sens d9une délégation d9actes médicaux)

  • Pour    des    patients     porteurs    de    pathologies chroniques et « en aval » du médecin
    • En équipe de soins coordonnée par un médecin psychiatre (ou généraliste)
    • Une prise en charge globale des patients dont le suivi lui est confié par un médecin psychiatre
  • La conduite diagnostique et les choix thérapeutiques sont définis par le médecin
  • Le parcours de soin reste coordonné par le médecin traitant

L’IPA :

  • Apporte son expertise,
  • Met en œuvre les soins selon le protocole établi,
  • Participe à l’organisation des parcours entre les soins de premier recours, les médecins spécialistes, les établissements et services sanitaires et médico-sociaux
  • Est responsable de ses actes. Les patients sont orientés par le médecin, avec leur accord, et en concertation avec l’IPA.

Le dossier de soin est partagé

Activités

Selon le référentiel d’activité d’une IPA :

  • Observation, recueil et interprétation des données dans le cadre du suivi du patient dans son domaine d’intervention
    • Prescriptions, renouvellement de prescriptions et réalisation d’actes techniques dans le cadre du suivi d’un patient dans son domaine d’intervention
    • Conception, mise en œuvre et évaluation d’actions de prévention et d’éducation thérapeutique
  • Participation à l’organisation du parcours de soin et de santé du patient
  • Mise en œuvre d’actions d’évaluation et d’amélioration des pratiques professionnelles
  • Contribution à des études et des travaux de recherche

L’IPA en santé mentale et psychiatrie

Volet thérapeutique :

  • Renouveler ou adapter la prescription médica-menteuse selon l’appréciation du médecin,
    • Effectuer dans le cadre d’une procédure de soin écrite : les thymorégulateurs, les psychostimulants, les antipsychotiques atypiques, les neuroleptiques conventionnels, les antiépileptiques approuvés dans le traitement de troubles psychiatriques et les traitements de substitution aux opiacés
    • Renouveler les autres psychotropes
    • Renouveler la prescription des suivis infirmiers thérapeutiques (individuel et groupes)
    • Prescrire certains examens comme bêta-HCG, dosage de médicaments…

Volet prévention/éducation à la santé :

Dans le cadre du suivi du patient :

  • Prévention primaire, prévention des rechutes, éducation à la santé, ETP

Dans le cadre d’une approche populationnelle :

  • Promotion et mise en œuvre d’outils, prévention et gestion des crises en lien avec l’équipe qui suit la personne
    • Conception et mise en œuvre d’outils de promotion de la santé, prévention et dépistage en psychiatrie et santé mentale, et prévention des risques psychosociaux
  • Contribution au PTS, PTSM, Groupement de Prévention en Santé mentale
  • Recherche de ressources, réseaux, structures nécessaires à la mise en œuvre d’actions de prévention et d’ETP,
  • Animation de réunions d’information dans les milieux de vie, les lieux d’enseignement, auprès des équipes sociales, médico-sociales, des libéraux, et enfin auprès de la population générale

Volet coordination du parcours :

  • Organisation de réunions de concertation pluri-professionnelle avec les intervenants impliqués dans le parcours du patient
  • Coordination des interventions des différents acteurs
  • Organisation de la coordination clinique avec les différents intervenants
  • Conseils et expertise auprès des équipes confrontées à des situations complexes et de crise, les limites du recours à l’isolement/ contention, les soins sans consentement
  • Repérage des situations ayant un caractère éthique et accompagnement clinique prenant en compte cette dimension (raisonnement bénéfice/ risque)

Formation et qualification et conditions d’exercice

  • Master : 4 semestres, 120 crédits européens
    • Enseignements théoriques, méthodologiques, appliqués, pratiques et cliniques, et stages (Semestre 2 : 2 mois, Semestre 4 : 4 mois), axe fort pour la recherche en soins infirmiers.
  • Langue vivante étrangère
  • Trois conditions d’exercice : avoir le DE IPA (master), avoir exercé 3 ans dans la profession infirmière, être inscrit à l’Ordre National Infirmier

Valeur ajoutée de l’IPA au Centre hospitalier Jean-Pierre

  • Libérer du temps psychiatre pour certaines tâches de diagnostic, de suivi et renouvellement des traitements, de coordination, de relations avec les partenaires internes et externes pour le suivi de patients simples
    • Développer et renforcer l’éducation thérapeutique et la prévention en santé mentale
  • En pédopsychiatrie, un travail spécifique des

« incasables » ou cas complexes serait à investir

  • Le suivi somatique des patients, notamment ceux qui n’ont pas de médecin traitant
Objectifs médicaux généraux– Introduire le métier de l’IPA afin d’apporter une réponse à la raréfaction des ressources médicales notamment
Objectifs opérationnelsPrévoir une montée en charge progressive des IPA sur plusieurs annéesOffrir des possibilités d’évolution de carrière aux IDE à potentielDévelopper la communication sur le métier d’IPA
Recrutement interne des IPA– Le recrutement est un point majeur de la montée en puissance des IPA : grille multicritères, communication auprès des candidats et des personnes retenues pour la formation et l’accompagnement pour cette évolution de carrière
Accompagnement– Un accompagnement institutionnel structuré afin de mettre en place et de positionner ce nouveau métier
Élément d’organisationProtocole d’organisation entre le ou les IPA et le médecin pour chaque pôle dans le cadre d’une démarche institutionnelle avec positionnement transversal, protocole signé par les deux parties qui indique : Le ou les domaines d’intervention concernésLes pratiques de prescriptions et renouvellements de prescriptionsLes modalités de PEC infirmière pour les patients confiésLes modalités et la régularité des échanges d’information entre le médecin et l’IPALes modalités et la régularité des réunions de concertation pluri-professionnelle sur la PEC des patients confiésLes conditions de retour du patient vers le médecinLa répartition des tâches et missions avec l’infirmière coordinatrice des parcours complexes et la coordinatrice du PTSM
ÉvaluationTaux de réussite au master IPANombre d’IPA en place à l’ICMNombre de patients suivis par les IPATaux de fidélisation des IPA (au moins 3 ans)Taux de protocoles d’organisation en place

5.   Prise en charge médicamenteuse

5.1.   SÉCURITÉ DE LA PRISE EN CHARGE MÉDICAMENTEUSE DU PATIENT (PECM)
  • Désignation du responsable du système de management de la qualité de la PECM et rédaction de sa fiche de poste
    • Rédaction et validation du manuel de la qualité de la prise en charge médicamenteuse du patient par la CME
    • Mise en place d’un système documentaire intégré à la gestion documentaire institutionnelle
    • Animation et coordination du COMEDIMS (sous-commission de la CME) impliquant des représentants de tous les professionnels de santé acteurs de la PECM
    • Identification des médicaments à risque et des patients à risque notamment des personnes âgées
    • Incitation à la déclaration interne et gestion au sein de l’établissement de santé des évènements indésirables, des erreurs médicamenteuses ou des dysfonctionnements liés à la PECM et mise en œuvre de CREX
5.2.     PHARMACIE

Ouverture de disponibilité de la PUI

La PUI est ouverte de 9 h – 12 h 45 / 13 h 45 – 17 h. En  dehors  des  horaires  d’ouverture  l’accès est réservé uniquement au pharmacien, seul professionnel habilité.

En dehors de ces horaires, une salle de dotation tampon et une convention avec la pharmacie située à Leyme sont organisées. La salle de dotation

est accessible avec un système de clés et de registre. Les préparateurs assurent à distance une astreinte logistique sous la responsabilité du pharmacien, ils orientent soit vers un service qui a le produit en stock, soit vers cette salle.

À Cahors, une convention a été signée avec la pharmacie du Centre Hospitalier.

Objectifs généraux– Formaliser une nouvelle demande d’autorisation de la PIU
Objectifs opérationnelsÉlaborer la demande d’autorisationTransmettre à l’ARS
Évaluation– Autorisation notifiée officiellement

Analyse pharmaceutique de la prescription médicale (cohérence et pertinence

des prescriptions, redondances, posologies, interactions et effets indésirables potentiels)

Le pharmacien et le médecin en charge de la pharmacovigilance assurent en interne l’analyse.

Préparation des doses à administrer

  • Délivrance individuelle nominative complète dans les services de HJA, AT et développement à venir sur les services de « long séjour »
    • Dans les autres unités ou services : délivrance individuelle nominative pour certains médicaments (neuroleptiques injectables, facteurs de croissance, Stupéfiants) ; délivrance sous forme de dotation

(en système plein/vide) après analyse pharma-ceutique pour les autres médicaments. La dotation est revue (qualitativement et quantitativement) aussi souvent que nécessaire en fonction des prescriptions.

Transport jusqu’aux services de soins

Le transport de médicaments entre la PUI et les unités fonctionnelles :

  • Respecte le maintien des températures pour les produits thermosensibles,
    • Garantit la sécurité (caisses de transport scellées),
    • Est assuré quotidiennement afin de répondre aux besoins des unités.

Une fiche trace l’organisation de la réception et identifie le responsable du transport des médicaments  de  la  pharmacie  aux  secteurs.

Elle est conservée à la PUI pendant 3 mois afin de répondre à toute réclamation. Pour les besoins urgents, un professionnel du service demandeur se déplace à la pharmacie.

Vigilance particulière pour le transport des stupéfiants : sécurisation du transport des stupéfiants en intra en mettant à disposition des caisses de transport de couleur bleu et scellées à usage unique.

Détention et stockage dans les unités de soins

L’étiquetage des contenants (boites plastiques) reprend la réglementation : filet de couleur, nom, DCI, dosage, n° de Lot, date de péremption, une forme par casier.

Le rangement se fait en DCI. Le choix des équipements de stockage est adapté au médicament et ceux-ci ferment à clé.

Un contrôle du stockage dans les unités et des dotations est organisé par l’équipe de la PUI. Un rapport est envoyé au cadre du service.

Les médicaments non utilisés sont récupérés afin de permettre un recyclage des produits (utilisation dans d’autres services ou destruction selon le cas)

Éducation thérapeutique

La mise à disposition des informations et des conseils nécessaires au bon usage du médicament qu9il convient de trouver dans le livret thérapeutique porte notamment sur :

  • Les conditions de conservation des médicaments,
    • Les durées d’ouverture des conditionnements multiples,
  • La possibilité d’ouvrir les gélules et de broyer les comprimés,
  • Les correspondances DC – Spécialités sont notées sur les contenants,
  • Les cahiers de surveillance spécifiques (Clozapine) sont visés par le pharmacien et mention en est faite sur l’ordonnance papier archivée à la PUI.

Administration des traitements / Information patient

Cette étape repose sur :

  • La prise de connaissance de la prescription médicale,
    • La planification des actes d’administration des médicaments (plan d’administration),
    • La préparation de l’administration des médicaments,
  • L’acte d’administration proprement dit,
  • L’enregistrement de l’acte d’administration dans le DPI,
  • L’information du patient,
  • La surveillance thérapeutique du patient.
Objectifs générauxGénéraliser la validation systématique, en temps réel et au plus proche du patient, de l9administration du traitement Généraliser la dispensation nominative à l9ensemble des services de l9établissement
Objectifs opérationnelsDéployer dans chaque service un wifi sécurisé et du matériel informatique nomadeSensibiliser et former régulièrement les professionnels en charge de l’administration du traitementInterfacer le logiciel DPI CORTEXTE avec le logiciel Pharma
Évaluation% de services équipés par année : matériel mis en place et opérationnelNombre de personnes formées

Efficience de la prise en charge du patient

L’efficience de la prise en charge médicamenteuse des patients s’appuie sur :

  • La politique d’achat des produits de santé (Groupement d’achat CACIC),
    • Le suivi et l’analyse des consommations des médicaments

Vigilances sanitaires

Les vigilances sanitaires obligatoires (pharmaco vigilance, matériovigilance, hémovigilance) sont coordonnées et le référent (Pharmacien).

Dans le cadre de la prise en charge médicamenteuse, elles concernent plus spécifiquement la pharmaco-vigilance.

Lutte contre l’iatrogénie médicamenteuse évitable chez le sujet âgé

Il s’agit d’améliorer les pratiques de prescription de certaines classes médicamenteuses (neuroleptiques chez les patients atteints de maladie d’Alzheimer, AVK, diurétiques…) et de sensibiliser les prescripteurs à la réévaluation des prescriptions.

Bon usage des anti-infectieux

Il s’agit d’améliorer la prise en charge des patients et de prévenir les résistances bactériennes aux antibiotiques.

  • Le référent, compétent en antibiothérapie, est désigné par le représentant légal de l’établissement, en concertation avec le président de la CME, avec un temps d’activité identifié (praticien hygiéniste)

Un document de juste prescription chez la personne âgée a été mise en place.

  • Les consommations des antibiotiques sont suivies.
  • Une procédure d’alerte pour réévaluation de l’antibiothérapie à 48h/72h est à l’étude. Toute prescription d’antibiothérapie de plus de 7 jours devrait être argumentée dans le dossier patient.
  • Un protocole sur l’antibiothérapie de première intention des principaux sites d’infections a été rédigé.

Objectifs généraux– Assurer la traçabilité de la réévaluation des traitements anti infectieux
Objectifs opérationnels– Sensibiliser l’ensemble des praticiens
ÉvaluationAmélioration du taux de traçabilité effectiveAmélioration du taux de traçabilité des réévaluationsNombre de praticiens formés

Contrat d’Amélioration de la Qualité et de l’Efficience des Soins (CAQES)

Créé par l’article 81 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2016, est un contrat qui lie l’ARS, l’organisme local d’assurance maladie et les établissements de santé.

Il a pour objectif l’amélioration des pratiques, la régulation de l’offre de soins et l’efficience des dépenses assurance maladie. Le contrat a pris effet le 1er janvier 2018. Des cibles et un plan d’actions ont été formalisés par établissement.

Intégration automatique des résultats de biologie dans le dossier informatisé de l’usager

Le logiciel Cortexte est interfacé avec le Laboratoire de Saint-Céré, ce qui permet cette automatisation pour le site de Leyme.

Pour les services qui ne disposent pas de cet interfa-çage, des manipulations humaines s’assurent de la présence systématique des résultats de laboratoire dans le dossier patient.

Objectifs généraux– Généraliser l’intégration directe des résultats d’analyses biologiques dans le dossier patient informatisé
Objectifs opérationnels– Travailler avec les laboratoires pour mettre en place l’interfaçage
Évaluation– Taux d’exhaustivité du transfert

6.   Politique des droits

des patients et des relations avec les usagers

6.1.   RESPECT ET PROMOTION DES DROITS DES PATIENTS
  • Loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades et la qualité du système de santé
    • La loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques
    • Loi du 27 septembre 2013 qui en a modifié certains aspects.

Le principal droit en psychiatrie est celui du respect de la confidentialité de l’identité du patient, outre les droits individuels qui se déclinent sous 6 grandes thématiques :

Droit à l’accès aux soins et au choix du médecin

  • Le droit à la protection de sa santé : garantie de l’égal accès de chacun aux soins nécessités par son état de santé, toute discrimination étant proscrite ;
    • Le droit de bénéficier des soins les plus appropriés et des thérapeutiques les plus efficaces et garantissant sa sécurité sanitaire ;
  • Le droit au choix du médecin ou de l’établissement de santé ;
  • Le droit à la continuité des soins.

Droit à participer à la décision médicale ou consentement aux soins

  • Le droit à participer activement aux décisions médicales qui le concernent ou décision médicale partagée ;
  • Le droit de refuser un traitement ou un acte médical ;
  • Le droit de quitter l’établissement à tout moment.

Droit à l’information

  • Le droit à l’information sur son état de santé, comme au respect de sa volonté de ne pas être informée sur son état de santé ;
    • Le droit à une information de qualité : elle doit être accessible et loyale ;
    • Le droit à l’accès direct à son dossier médical ;
    • Le droit à être informé, à sa demande, sur les frais auxquels elle est exposée ; de même à la sortie de l’établissement sur les parts prises en charge par

l’assurance maladie, la complémentaire santé et l’éventuel reste à charge ;

  • Le droit à être informé sur ses conditions de séjour dans l’établissement de santé par le livret d’accueil ;
  • Le droit à être informé sur les qualification du professionnel de santé le prenant en charge ;
  • Le droit à la médiation sanitaire et l’interprétariat linguistique.

Droit au respect de la personne soignée

  • Le droit au respect sa dignité ;
    • Le droit au respect de sa vie privée et du secret des informations ;
    • Le droit au respect de son intimité ;
  • Le droit au respect de ses croyances et de ses convictions ;
  • Le droit d’être mis en mesure de participer à l’exercice de leur culte lors d’une hospitalisation.

Prise en charge de la douleur, soins palliatifs et fin de vie

  • Le droit de désigner une personne de confiance ;
    • Le droit de rédiger des directives anticipées qui s’imposent au médecin pour toute décision d’investigation, d’intervention ou de traitement, sauf :En cas d’urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation ;Lorsqu’elles apparaissent manifestement inappro-priées ou non conformes à la situation médicale ;
    • Le droit de recevoir des traitements et des soins visant à soulager la souffrance ;
  • Le droit à ne pas recevoir de soins lorsqu’ils résultent d’une obstination déraisonnable ;
  • Le droit d’avoir une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible de la souffrance ;
  • Le droit aux soins palliatifs et à un accompagnement par exemple par des associations de bénévoles ;
  • Dans certaines situations, et à la demande du patient, le droit à bénéficier d’une sédation profonde.

Plainte, contentieux et indemnisation

  • Le droit à être entendu par un responsable de l9établissement ;
    • Le droit de recourir au sein de l9établissement :
      • Aux représentants des usagers de l9établissement ;
      • À la Commission des usagers ou CDU ;
      • Aux médiateurs, médical ou non-médical selon la plainte, de l9établissement ;
  • Le droit à demander réparation amiable ou contentieuse d9un préjudice subi devant la commission régionale de conciliation et d9indemnisation des accidents médicaux (CRCI) ;
  • Le droit de faire connaître sa situation à la défenseure des droits ;
  • Le droit d9agir en justice.
Objectifs générauxImpliquer l’ensemble des acteurs du Centre hospitalier Jean-Pierre en terme de respect et de promotion des droits des usagersAméliorer l’accès des patients à l’information sur leurs droits
Objectifs opérationnelsSensibiliser et former régulièrement les professionnels notamment les nouveaux arrivantsIntégrer et organiser la participation des représentants des usagers et des familles dans le Cercle éthique ICMMettre en place avec le Tribunal de Grande Instance et le Barreau des permanences d9avocats sur le site de Leyme : cf « Point Justice »
Évaluation% de personnels réellement formésParticipation au cercle éthiqueNombre de permanences et participation
6.2.   COMMISSION DES USAGERS

La CDU, d’abord dénommée « Commission des relations avec les usagers et de la qualité de prise en charge », existe depuis la Loi Kouchner sur les droits des malades de 2002.

Les représentants des associations d’usagers ou de familles d’usagers sont nommés par l’ARS, à partir de la liste des associations agréées dans le département, et renouvelés régulièrement.

À la CDU du Centre hospitalier Jean-Pierre, c’est l’UNAFAM (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) et l’UDAF46 qui représentent les usagers et les familles. Sont également invités des représentants des GEM (groupes d’entraide mutuelle, dont l’UNFAM, association de familles d’usagers de la psychiatrie, est l’association marraine.

Le Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret a déjà organisé (avant la période COVID) à trois reprises un événement dans le cadre de la journée annuelle européenne des patients en présence des représentants de la CDU. La journée était ouverte à tous les usagers ainsi qu’aux professionnels. Il y avait des vidéos sur des sujets relatifs à la CDU, de la documentation, des dessins exposés à la cafétéria des patients. Les services devaient travailler avec les usagers sur des thématiques comme, par exemple : s’exprimer sur les droits, ouvrir la parole des patients…

6.3.   MAISON DES USAGERS

Il existe une maison des usagers sur le site de Leyme, avec des permanences d’associations d’usagers et/ou familles (notamment UNAFAM Lot) qui fonctionne sur rendez-vous.

6.4.   TRAITEMENT DES PLAINTES ET DEMANDES DE DOSSIERS MÉDICAUX

Concernant  le  traitement  des  plaintes  ou  les  demandes  de  dossier  médical,  l’établissement a mis en place des procédures pour répondre aux obligations légales et apporter une réponse à chaque demande.

Un compte rendu est réalisé en CDU.

6.5.   RECUEIL DE LA SATISFACTION DES PATIENTS

Un questionnaire de sortie est remis à chaque patient avec un faible retour au vu des pathologies

présentées.

Objectifs généraux– Investiguer de manière proactive les besoins et attentes des patients et de leurs familles
Objectifs opérationnelsRecueillir, traiter et mettre en œuvre les attentes dans la limite des moyens dévolus au Centre Hospitalier Jean-Pierre FalretAméliorer le taux de retour du questionnaire de sortieOrganiser des enquêtes de satisfaction récurrentes auprès des usagersOrganiser des enquêtes ciblées en fonction des modalités d’hospitalisation
ÉvaluationTaux de réponseRécurrence des enquêtes
6.6.   INFORMATION ET SENSIBILISATION

Il s’agit là d’un point sensible pour les familles qui vivent souvent de façon dramatique l’hospitalisation de leur proche en psychiatrie, d’autant que certains patients nient la nécessité d’une hospitalisation ou simplement d’une prise en charge.

L’entrée et la sortie d’hospitalisation sont des moments particulièrement délicats. Des protocoles d’entrée en hospitalisation existent au sein du Centre hospitalier Jean-Pierre comme au sein de tout établissement de santé tout comme des protocoles de sortie.

Petit rappel : les personnes majeures ont le droit de ne pas informer leur entourage familial sur leur état de santé et leur prise en charge. De même, des parents peuvent vouloir une hospitalisation en urgence pour leur proche, mais le droit ne donne pas nécessairement la faculté d’y répondre, sauf s’il y a risque avéré pour la personne ou pour autrui, apprécié médicalement.

Objectifs généraux– Impulser des actions d9information et de dé-stigmatisation de la psychiatrie
Objectifs opérationnelsOrganiser des évènements dans le cadre de la semaine d’information sur la santé mentale : SISMOrganiser des conférences sur les différents bassins du LotParticiper aux journées nationales du patrimoine et ouvrir le site de Leyme au public
ÉvaluationActions menées lors des SISMNombre de conférences ou d’informationsOpérations de communication
6.7.   ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE ET PAIR-AIDANCE

L’éducation thérapeutique des patients et de leurs familles fait pleinement partie des missions de la psychiatrie. Le Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret pratique principalement l’éducation thérapeutique à travers le dispositif

« Profamille » localisé à Cahors, qui draine des personnes de tout le département, patients et familles. Il s’agit de

l’éducation thérapeutique à destination des familles. L’UNAFAM y intervient également. Les familles écoutent, mais peuvent aussi échanger sur leur expérience, sur ce que la prise en charge psychiatrique a pu leur apporter.

« Profamille » est la déclinaison départementale d’un dispositif national reconnu par l’ARS, déjà bien éprouvé, ayant initialement été testé au Québec. Il comporte également des groupes des réguliers de patients schizophrènes.

Une réflexion est en cours afin d’intégrer la pair-aidance dans le programme « Profamille ». L’éducation thérapeutique est effectivement plus efficace si elle inclut un pair-aidant (une personne ayant traversé des problématiques de santé mentale, ayant mis en place un processus de rétablissement et étant alors en capacité d’apporter ses savoirs expérientiels).

Au préalable, des prérequis indispensables sont à mettre en place : une véritable formation de ces pairs aidants, mais aussi des professionnels amenés à collaborer avec eux dans ces actions d’éducation thérapeutique et de réhabilitation sociale.

Objectifs généraux– Intégrer et développer la pair-aidance à l’ICM
Objectifs opérationnelsIntégrer la dimension de pair aidance au sein de l’Institut Camille Miret, du Centre hospitalier Jean-Pierre Falret et dans le programme « Profamille »Identifier un soignant référentMettre en place des formations et des partenariats pour les personnes pairs aidants
ÉvaluationNombre de pair-aidant présent dans le programme « Profamille »Nombre de formations

7.   Politique qualité et gestion des risques

Outils fondamentaux d’un système de management de la qualité

  • Audits internes

Des auditeurs internes sont formés et identifiés parmi les professionnels du CH Jean-Pierre Falret dans le cadre des audits règlementaires, de dossiers patients, de processus en lien avec la certification, les réserves ou recommandations d’amélioration.

  • Base documentaire

Il s’agit d’une base commune au sanitaire et au médico-social, dans la mesure où tous les professionnels peuvent y avoir accès.

  • COPIL Qualité

Le Comité de PiLotage Qualité piLote la démarche Qualité Gestion des Risques suivant les axes définis dans la Politique Qualité de l’établissement.

Le COPIL Qualité est transversal à l’établissement ; il est le garant de la mise en œuvre de la politique qualité gestion des risques. Il définit les priorités annuelles et veille à l’atteinte des objectifs. Il valide et contrôle le programme des groupes de travail. Il passe en revue le fonctionnement du système qualité de l’établissement. Il veille à l’adéquation continue entre les besoins de l’établissement et l’organisation de son système qualité.

  • Compte qualité

Il intègre les indicateurs prescrits par la HAS.

Culture qualité et sécurité partagée

La culture repose sur un « Ensemble de valeurs et de normes partagées, acquises et évolutives, qui caractérisent les membres d’une communauté ou d’une organisation ».

Ces notions s9inscrivent en profondeur au niveau individuel et collectif incluant l9ensemble des professionnels. Le développement de la culture qualité s’inscrit aussi dans une vision à moyen et long terme avec la mise en place de valeurs, normes, instances propres à chaque établissement. C’est un enjeu stratégique et son impact est déterminant sur la prise en charge des patients et les pratiques des professionnels.

Veille réglementaire

La responsable qualité s’adosse au CCECQA (Comité de coordination de l9évaluation clinique et de la qualité) et autres réseaux qualité/GDR pour la veille réglementaire.

7.2. DÉMARCHE D9AMÉLIORATION CONTINUE DE LA PRISE EN CHARGE DU PATIENT TOUT AU LONG DE SON PARCOURS DE SOINS

Garantir la sécurité des soins et développer la gestion des risques

  • Déclaration et la gestion des évènements indésirables (EI ou EIG)

La déclaration se fait par le biais du portail intranet.

Lorsqu’un professionnel déclare un évènement indésirable, la fiche d’EI ou EIG est envoyée au N+1 et N+2, ainsi qu’à la responsable qualité. En fonction du type d’EI, celle-ci fait un retour aux professionnels sur la suite donnée, via le cadre, avec une réponse précise. Tous les mois, un suivi des EI est réalisé avec réponses complémentaires, si nécessaire.

  • Plans de gestion de crise et cellule de crise

Ils sont mis à jour régulièrement : plan blanc, plan canicule, plan Vigipirate, plan de retour d’activité (PRA) en lien avec l’informatique.

  • DUERP

Il élaboré et mis à jour régulièrement en lien avec la médecine du travail et le CSSCT.

Optimiser le positionnement du patient dans son parcours de soins en garantissant le respect de ses droits

Les chartes sont intégrées au livret d’accueil remis à chaque patient et affichées dans les services au niveau des salles communes ou des salles d’attente.

Différentes chartes sont aussi disponibles sur la base documentaire pour les professionnels.

Améliorer la qualité de la prise en charge du patient

  • Prise en charge de la douleur

Référent douleur, protocoles, CLUD sont mis en place. Évaluations systématiques à l’entrée de chaque patient sous forme d’échelles spécifiques aux diffé-rents publics pris en charge : enfants, adolescents, adultes, personnes âgées.

  • Nutrition

Diététiciennes, protocoles, CLAN sont mis en place. Une vigilance particulière est portée au niveau des personnes âgées par le biais de soignants formés, d’un suivi régulier des textures et des risques de fausse route.

  • Gestion du risque infectieux

Equipe opérationnelle hygiène, correspond hygiène dans chaque service, CLIN sont mis en place.

Il s’agit, entre autre, d’assurer la traçabilité de la réévaluation des traitements anti-infectieux.

Objectifs générauxRedynamiser les enquêtes de satisfaction sur les différentes thématiques qualité de la prise en charge du patients
Objectifs opérationnels– Mettre en place des enquêtes de satisfaction à échéances régulières, touchant une proportion significative des patients suivis (dans les différentes formes d’hospitalisation et de suivi)
ÉvaluationNombre d’enquêtes mises en placeNombre de patients touchés% par rapport aux personnes ayant été hospitalisées ou suivies
7.3. DÉMARCHE D9ANALYSE ET D9ÉVALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

Poursuivre l’amélioration des pratiques au travers de différentes évaluations

  • EPP (évaluation des pratiques professionnelles) Action d’évaluation, d’analyse et d’amélioration des pratiques des professionnels de santé. L’objectif est d’améliorer la qualité des soins prodigués aux patients. Cette démarche est en adéquation avec l’affirmation des droits des patients dans la loi de mars 2004. Le but est d’œuvrer en faveur de la santé publique et d’offrir un service visant la qualité, la sécurité, la prévention, l’efficacité et l’efficience des soins.

Pour les professionnels de santé, l’EPP permet de suivre les évolutions médicales, scientifiques, législatives et réglementaires. Elle aide également à identifier les améliorations possibles dans les pratiques et à trouver les moyens de mettre en œuvre des changements bénéfiques.

La commission EPP est inscrite au sein du COPIL Qualité pour effectuer les choix stratégiques quant aux EPP à réaliser.

  • Indicateurs IQSS

La HAS développe et valide des indicateurs de qualité et sécurité des soins (IQSS) en lien avec les professionnels de santé, les patients et les usagers. Ils sont mis à disposition des professionnels de santé pour l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins en établissements de santé.

Ils sont utilisés dans la procédure de certification des établissements de santé, et peuvent l’être pour la diffusion publique et pour la régulation par la qualité.

  • Patient traceur

Le patient traceur est une méthode d’évaluation et d’amélioration des pratiques qui permet d’analyser collectivement et a posteriori le parcours d’un patient.

Elle vise à analyser la prise en charge pluridisciplinaire et/ou pluri-professionnelle de patients en comparant la pratique réelle aux pratiques de référence (réglementation, manuel de certification pour les établissements de santé, référentiels de bonnes pratiques, référentiels spécifiques à l’équipe, etc.). Elle prend en compte les perceptions du patient et de ses proches et les croise avec l’analyse de la prise en charge par les professionnels pour évaluer notamment les organisations, les interfaces entre secteurs et la coordination entre professionnels.

Elle implique la participation d’une équipe de soins définie à l’article L. 1110-12 du CSP, composée des différents professionnels qui contribuent à la prise en charge du patient.

En établissement de santé, l’analyse porte sur l’hospitalisation du patient, de l’entrée à la sortie (parcours intra-hospitalier incluant les interfaces ville-hôpital).

PATIENT TRACEUR     


Objectifs généraux– S’approprier le nouveau référentiel et les nouveaux outils de certification de la HAS
Objectifs opérationnelsNouvelles approches : patient traceur, parcours de soins de patients, entretiensNouvelle plateforme HAS en ligneFormation de la responsable qualitéFormer le corps médical, l’encadrement et les professionnels
Évaluation– Nombre de professionnels formés

Assurer le piLotage de la démarche de certification

  • Compte qualité


L’établissement traduit au travers du Compte Qualité l’analyse de ses risques, le dispositif établi pour les maîtriser et les résultats atteints et peut expliquer les

priorités d’action qu’il a identifiées et ses engagements dans l’amélioration continue des sujets retenus.

8.   Politique de management et de gestion

La politique de management et de gestion est déonie au niveau de l9Institut Camille Miret par le Bureau de l9Association, est mise en Suvre par la Direction Générale et se décline au sein de chaque établissement comme au sein du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret.

Le CH Jean-Pierre Falret est un établissement de santé psychiatrique exerçant son activité sur l9ensemble du département du Lot. Pour ce faire, deux pôles de gestion cliniques, nord et sud, assurent le management et la gestion des activités.

La politique des deux pôles est mise en œuvre dans les contrats de pôles sous forme d’objectifs et de moyens au travers des bureaux et conseils de pôles.

Des directions de pôle ont été mises en place avec un Médecin Chef de Pôle, un cadre supérieur de santé, un Cadre médico-administratif et une Secrétaire de pôle.

Cette gestion permet aux pôles de manager leur activité au plus près du terrain avec l’appui de tableaux de bord recensant des indicateurs actualisés trimestriellement sur l’activité médicale et soignante, les aspects budgétaires et financiers, l’organisation, la qualité/gestion des risques.

Des dialogues de gestion ont aussi été mis en place avec les responsables de pôle et les fonctions support du sanitaire avec l’objectif de responsabiliser les pôles en termes d’objectifs et de moyens.

Cette organisation en pôle de gestion clinique est à articuler avec la notion de parcours notamment avec le médico-social ICM.

Au sein de chaque pôle, un médecin référent de parcours a pour mission de travailler sur le parcours transversal du patient au sein du pôle :

  • Pédopsychiatrie                                         • Adultes                                • Personnes âgées
    • Réhabilitation psychosociale                      • Parcours somatique
Objectifs généraux– Gestion par pôle : analyser le périmètre
Objectifs opérationnelsFaire un premier bilan formel de la mise en place des deux pôles de gestionAu regard de ces analyses, requestionner les attributions, le rôle, les missions des différents acteursRedéfinir les niveaux de délégation, le niveau d’autonomie des pôlesRepréciser les rôles des membres du trio de pôle : médecin chef de pôle, cadre supérieur de santé et cadre médico-administratifRedéfinir tous les niveaux si besoin en fonction des nouvelles orientations : unité, pôle, niveau transversalRevoir le rôle et le fonctionnement du conseil de pôleRevoir le binôme médecin /cadre sur les unitésRequestionner le dialogue de gestion, sa préparation, ses objectifsDéfinir le rôle du médecin référent de parcoursIntégrer le rôle du DIM et de son équipe (TIM) dans l’animation et la préparation des dialogues de gestionRenouveler les contrats de pôle chaque année, en intégrant ces différents niveaux (pôle, unité, parcours) et ces éléments redéfinis Accompagner ces différents acteurs en formation dans le cadre de ces évolutions, notamment les cadres administratifs
ÉvaluationDocument de synthèse points forts/points à améliorerFiches de délégation mises à jourNouveaux outils de dialogues de gestionNombre de personnes formées
8.2. POLITIQUE MICRO-ÉCONOMIQUE : DÉPARTEMENT D9INFORMATION MÉDICALE

Le médecin DIM s9assure que les données du PMSI sont en conformité avec les exigences légales

et sont transmises dans les temps impartis.

La réforme de la tarification met en avant la gestion de l’activité de tous les professionnels du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret avec la mise en place des différents compartiments.

La mission du service DIM devrait s’élargir vers une proximité avec les unités et les pôles, pour aider les médecins et les soignants à mieux coder et à mieux comprendre les enjeux de ce codage, notamment dans la perspective du futur modèle de tarification.

Objectifs généraux– Développer la culture médico-économique avec le DIM
Objectifs opérationnelsMettre en place un groupe de travail sur la réforme de la tarificationDéfinir les nouveaux indicateurs et les modalités du dialogue de gestionInformer et former l’ensemble des professionnels du CH Intégrer une dimension stratégique au niveau du DIM :Intégrer le médecin DIM au conseil stratégiqueAppui technique accru au niveau du terrainAlerter en direct les unités dans lesquelles le codage est imparfaitMobiliser l’équipe DIM et TIM, pour jouer un rôle de sensibilisation et d’accompagnement – Accompagner ces évolutions en mettant en œuvre un plan de forma-tion ciblé sur ces nouvelles compétences
ÉvaluationSupports de communication diffusésRapport annuel d’activité du DIM : actions de formation, appui unités, évolution de la codificationNombre de personnes formées

9.   Politique RH du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret

Le contexte actuel de tension en effectifs et de pénurie de recrutement dans le domaine du soin au sens large questionne le management de la politique sociale institutionnelle et plus particulièrement celle du CH Jean-Pierre Falret qui représente plus de 50 % de l9effectif global de l9Institut Camille Miret.

9.1.   RECRUTEMENT ET FIDÉLISATION DES PROFESSIONNELS

Il s’agit de répondre aux besoins liés aux départs naturels (démissions, retraites…) mais aussi de prendre en compte l’enclavement territorial de l’établissement pour le site de Leyme où se concentre l’activité d’hospitalisation, la ruralité du département du Lot ainsi que la pénurie de candidats au niveau des établissements de santé.

Des leviers sont toutefois mis en place en terme d’attractivité :

  • Accueil privilégié des stagiaires (journée d’échanges) et des nouveaux professionnels (tutorat, journée du nouvel arrivant),
    • Pérennisation de la Bourse d’études pour les étudiants infirmiers,
    • Accroissement de la politique de recrutement sur différents supports en fonction des profils recherchés : réseaux sociaux, site internet, site spécialisé, cabinet de recrutement, intervention dans les IFSI, participation aux salons emplois…
    • Attractivité de l’Institut Camille Miret et donc des établissements qui lui sont rattachés : qualité du cadre de vie professionnel et extra professionnel, qualité de l’accueil, diversité des métiers, valeurs partagées, projets innovants, accords locaux…
    • Mise à disposition de logements sur le site de Leyme pour les stagiaires, les CDD ou les CDI dans l’attente de leur installation.
Objectifs généraux– Recruter et fidéliser le personnel particulièrement dans les métiers en tension
Objectifs opérationnelsPoursuivre la communication externe rendant plus visible l9établissement sur le territoire : réseaux sociaux, site internet, salons TAF, conférences&Participer à des colloques et journées thématiquesConduire des actions auprès des IFSI pour communiquer sur le métier d9IDE en psychiatrie et santé mentaleRecruter un alternant en communication pour réaliser des interviews métiers et des présentations d9unitéMaintenir la capacité d9hébergement sur le site de Leyme voire la développer sur les autres bassins de vieTravailler un partenariat avec OH MY Lot pour les recrutements des professionnels et de leurs conjointsValoriser les activités innovantes proposées aux patients : équithérapie, EMDR, TCC&Maintenir l9accueil de stagiaires, développer les contrats de professionnalisation ou en alternance
ÉvaluationRecensement des actions et du nombre de participantsAnalyse des candidaturesImpact du logement sur les recrutementsNombre de connexions via les réseaux sociauxNombre de stagiairesNombre de contrats en alternance% débouchant sur un recrutement
9.2.FORMATION

L’établissement mène une politique volontariste en matière de formation qui va au-delà des obligations légales.

En effet, l’ensemble des demandes de formation formulées lors des entretiens annuels sont analysées pour établir le plan de formation sous forme de formations collectives sur des thèmes fréquemment demandés ou de formations individuelles, lorsque le budget le permet.

Les professionnels peuvent aussi participer à des congrès ou des colloques sur différents sujets.

Certains salariés mobilisent leur CPF sur des formations à leur initiative n’entrant pas dans le plan de formation.

Un accentest aussi porté aux formations qualifiantes (infirmières, aides-soignantes, AES, cadre desanté, IPA…) ou les contrats de professionnalisation ou encore l’alternance pour la filière plus administrative.

Au vu des compétences disponibles en interne, certains thèmes de formation sont disponibles annuellement :

  • Consolidation des savoirs pour les nouveaux professionnels soignants,
  • Gestion de la violence (OMEGA),
  • Prise en charge de la douleur,
  • Gestion du dossier patient informatisé,
  • Geste premiers secours,
  • Formation incendie.

Des thèmes plus transversaux pourraient aussi être proposés en interne :

  • Évolution des prises en charge/prises en soin,
  • Agent technique en psychiatrie,
  • Sensibilisation aux grandes pathologies mentales,
  • Bienveillance/bien-traitance…

Dans le domaine de la recherche, l’ICM est membre fondateur et adhérent à la FERREPSY (fédération régionale de recherche en psychiatrie) et soutient la participation des professionnels du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret aux actions de recherche et de formation organisées.

Objectifs généraux– Poursuivre la dynamique de formation continue
Objectifs opérationnelsPoursuivre et développer les formations collectives animées par des formateurs internesPoursuivre et développer les formations qualifiantes, voire diplômantes en fonction des besoins identifiés et des possibilités budgétairesDévelopper et favoriser selon les thématiques les formations en e-learningFavoriser les actions de recherches et la participation aux formations organisées par la FERREPSY
Évaluation– Nombre de salariés concernés par chacune des thématiques
9.3.   GESTION DES EMPLOIS ET DES PARCOURS PROFESSIONNELS

La GEPP permet d’établir une photographie des ressources humaines disponibles (emplois, âge et qualification des salariés, personnes détentrices de compétences clés) afin d’anticiper les besoins futurs de l’établissement et mettre en place les actions nécessaires corrélées aux besoins de l’établissement (formations, mobilités, recrutements…).

Elle permet aux salariés une meilleure prise en compte de leur parcours professionnel en bénéficiant :

  • D’une formation continue régulière pour développer et renforcer leurs compétences ;
    • D’un suivi et d’une progression de leur carrière ;
    • D’évolutions professionnelles en interne adaptées à leurs capacités professionnelles.

Intérêts de la GEPP :

  • Réfléchir en amont sur la transformation des métiers afin de prévoir leur évolution et anticiper les compé-tences à développer en interne,
    • Gérer la formation et les plans de carrière en interne pour favoriser l’investissement et la reconnaissance professionnel,
    • Travailler sur le développement de nouvelles com-pétences pour gagner de la souplesse en matière économique et technologique mais aussi environ-nementale,
    • Prévoir et anticiper les départs en retraite et les besoins à venir afin de faciliter l’organisation de recrutements.

Outils GEPP :

  • Le référentiel métiers et compétences,
  • Les fiches de postes et d’emploi,
  • Les projets de mobilité interne,
  • Les bilans d’entretiens annuels,
  • La cartographie des compétences internes,
  • La pyramide des âges salariaux…
Objectifs généraux– Développer la politique GEPP
Objectifs opérationnelsÉlaborer une cartographie des besoins prévisionnels en emploi (quantitative et qualitative) : métiers en tension, métiers en émergence, métiers en voie de diminution/extinction… avec pour chaque catégorie, une cartographie des évolutions et des compétences nouvelles attenduesIdentifier les souhaits d’évolution et de mobilité de l’ensemble des salariés au travers des entretiens annuels : diminution progressive d’activité, mobilité géographique au sein du CH Jean-Pierre Falret ou de l’ICM… Repenser la politique de mobilité interne au regard des tensions de recrutementIdentifier les recours nécessaires à des recrutements externes et à des mobilités internes
Évaluation– Cartographie des métiers et des besoins

Certains métiers, fortement représentés au sein des centres hospitaliers, comportent des risques indéniables d’usure professionnelle comme les professions aides-soignants ou infirmiers.

Pour mettre en place une démarche de prévention et d’anticipation, l’évolution du public accueilli est à prendre en compte notamment en pédopsychiatrie avec des troubles de plus en plus aigus : enfants « cas complexes » ayant mis à mal les structures d’accueil médico-sociales et ayant été renvoyés vers la psychiatrie, d’où des prises en charge de plus en plus difficiles.

La pénibilité concerne également le sens du travail autour de ces prises en charge et la charge mentale qu’elles occasionnent, qui s’accentue avec les difficultés de recrutement et de remplacement.

De nombreuses actions de formation ont été menées au cours des dernières années pour faire face à ces risques : formation OMEGA sur la prise en charge de la violence, formation gestes et postures…

Des accompagnements par le service santé au travail de l’ICM ont été mis en place notamment au travers de l’intervention de l’infirmière du travail, auprès de laquelle les salariés en situation de pénibilité peuvent trouver écoute et conseil, dans le respect de la confidentialité. Elle peut ensuite orienter ces salariés en difficulté vers le médecin du travail, les ressources humaines… Elle fait le lien avec la DRH sur les possibilités de reclassement ou si nécessaire sur des démarches d’inaptitude.

Le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) est mis à jour régulièrement par la responsable qualité et l’infirmière du travail. Les risques psychosociaux ont été intégrés en se basant sur les grilles de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles).

Il comporte un plan d’action relatif à ces risques.

9.5. PROMOTION DE LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL

Selon l9HAS et l9ANACT, la qualité de vie au travail regroupe l9ensemble des conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail et leur capacité à s9exprimer et à agir sur le contenu de celui-ci. Une bonne QVT apporte à la fois bien-être, santé et performance.

Enjeux pour les salariés

La qualité de vie au travail concerne en premier lieu les professionnels avec des conséquences favorables sur leur quotidien :

  • Epanouissement professionnel et personnel,
  • Réduction des risques professionnels avec un impact positif sur la santé aussi bien physiques que psychiques,
  • Conoance des professionnels envers leur environnement professionnel.

Enjeux pour l9établissement

Par le jeu des vases communicants, des professionnels épanouis agiront favorablement sur le fonctionnement de l’établissement :

  • Meilleure cohésion des équipes et donc une organisation plus efocace du travail,
  • Attractivité notamment lors des recrutements tout en entretenant la motivation des effectifs en place,
  • Engagement des professionnels et climat de travail plus stimulant et efocace (réduction des arrêts maladie et du turn-over).
  • QVCT

Depuis plusieurs années est introduit la notion de QVCT au niveau institutionnel : Qualité de vie et des conditions de travail. Elle englobe la notion de conditions de travail à savoir l’amélioration du travail et des conditions dans lesquelles il est réalisé qui doit être au cœur de ces démarches. Sont introduits  la  prévention  et  la  réglementation à la simple notion de bien-être au travail.

La QVCT est un enjeu institutionnel qui se traduit par des actions concrètes comme :

  • La journée du nouvel arrivant (accueil, présentation de l’ICM et de l’établissement, décloisonnement sanitaire et médico-social…),
  • La semaine de santé au travail (différentes animations sont proposées),
  • La salle de sport sur le site de Leyme : promouvoir l’activité physique et sportive, le bien-être,
  • Un travail sur les plannings pour les professionnels en roulement (conciliation vie professionnelle/vie personnelle et familiale),
  • Les formations portant sur la prévention des risques somatiques ou psychosociaux…
Objectifs généraux– Promouvoir la qualité de vie au travail
Objectifs opérationnelsDévelopper la démarche de Qualité Relationnelle au Travail : gouvernance, management, négociationsInstaurer dans les contrats la notion de médiationRéduire les risques professionnelsRéduire les arrêts de travail et les accidents du travailAttractivité : impact positif sur les recrutementsPérenniser les formations portant sur la prévention des risques somatiques ou psychosociauxPérenniser le télétravail pour certaines activités selon l’accord signéPérenniser l’utilisation de la visioconférence (réunions internes et externes)
ÉvaluationQuestionnaire annuel QVCTTaux de turnoverTaux absentéismeNombre de recrutements / nombres de postes à pourvoirNombre de demandes de télétravail formulées

La qualité relationnelle au travail est un axe prioritaire au niveau institutionnel mis en œuvre par le biais de l’EPMN de Bordeaux.

La QRT est un outil au service des personnes dans la vie professionnelle. Le développement des dispositifs et techniques de l’Ingénierie Relationnelle est un apport majeur de ces savoir-faire dans le champ relationnel au travail. Non seulement la QRT apporte un management contributif à la manière d’être en relation et de conduire le projet d’entreprise, mais elle intéresse concrètement tous les acteurs des RH, les représentants du personnel autant que l’ensemble des salariés, les acteurs de l’établissement et de l’environnement professionnel.

La QRT est indissociable des nouveaux fondamentaux du dialogue social définis en Ingénierie Relationnelle en terme de qualité relationnelle, de négociation contributive et de gouvernance.

L’intérêt fondamental de ces actions est de déve-lopper un nouveau paradigme, celui de l’Entente Sociale appliquée au sein des organisations de travail.

La QRT sert d’instrumentation liée à l’évolution culturelle. Parallèlement au renforcement du dialogue social, elle accompagne les démarches éthiques de l’entreprise.

Objectifs généraux– Promouvoir la Qualité Relationnelle au Travail
Objectifs opérationnelsAdapter et diversifier la communication de ses équipes aux nécessités environnementale et économiqueReconnaitre positivement l’ensemble des interlocuteurs qui contribuent au développement de l’établissementRecourir à la médiation professionnelle pour « résoudre les conflits » et redynamiser l’activitéS’initier aux techniques de l’altérité pour promouvoir la qualité relationnelle et anticiper les situations conflictuelles et ainsi favoriser la coopération entre les composantes de l’entrepriseUtiliser une communication constructive dans les situations délicates de gouvernance, de management, et d’activité
Évaluation– Analyse des situations conflictuelles : nombre et solution apportée Nombre de médiation

10.   Questionnement éthique

Le questionnement éthique est une des politiques institutionnelles.

Le cercle éthique vise à la promotion d’une réflexion partagée sur des sujets auxquels les professionnels sont fréquemment confrontés au sein des établissements de l’association. C’est une instance pluridisciplinaire composée de 20 membres, professionnels de l’Institut Camille Miret et personnalités extérieures. L’instance est dénuée de toute forme juridique et de pouvoir décisionnel.

Le cercle éthique a pour objectif de créer un espace d’échanges et de réflexions. Ces réflexions sont destinées à éclairer les progrès de la science, soulever des enjeux de société nouveaux et poser un regard éthique sur ces évolutions.

Le cercle éthique est destiné à examiner toutes les questions morales soulevées dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé, pouvant notamment être alimentés par :

  • Des réflexions soignantes,
  • Des sujets soulevés par les familles ou usagers,
  • Des conférences,
  • Des travaux de recherches,
  • Des sujets nationaux relatifs à l’éthique…

Le Cercle Éthique ICM est adhérent à l’ERE Occitanie (espace de Réflexion Éthique) avec accès à leur publication sur différentes thématiques via leur site internet : www.ere-occitanie.org.

Le bureau, composé de huit membres, reçoit les saisines des professionnels, statue sur les thématiques à traiter et établit l’ordre du jour.

Tout un chacun est habilité à saisir le cercle éthique. Les professionnels, la CDU, les familles et proches, les personnalités extérieures peuvent adresser leurs sujets à l’instance.

La saisine s’effectue par courriel auprès du bureau du cercle éthique à l’adresse mail suivante : cercle-ethique@icm46.org

Le comité éthique institutionnel peut également s’autosaisir d’un sujet lors de ces débats.

L’acceptation ou non d’une saisine est collégiale et réalisée par le bureau du cercle éthique institutionnel qui statue sur les thématiques traitées.

Objectifs généraux– Évaluer le recours au questionnement éthique
Objectifs opérationnelsMettre en place un cadre opérationnel permettant la prise en compte par les professionnels des problématiques éthiques Impliquer les représentants des usagersMettre à disposition des professionnels des ressourcesSensibiliser et former les professionnelsEnrichir le cadre des prises en charge et développer de nouvelles connaissances par des fiches thématiques
ÉvaluationQuestionnaire adressé à tous les professionnels dressant un état des lieuxMise en place d’un onglet CERCLE ÉTHIQUE sur l’intranetMise en place d’une conférence sur le questionnement éthique : nombre de participants et questionnaire de satisfactionNombre de saisines

La responsabilité sociétale des établissements (RSE),

politique institutionnelle, appelée responsabilité sociale des établissements est définie par la commission européenne comme l’intégration volontaire par les établissements de préoccupations sociales et envi-ronnementales à leurs activités et leurs relations avec les parties prenantes.

En d’autres termes, la RSE est la contribution des établissements aux enjeux du développement durable. L’établissement va donc chercher à avoir un impact positif sur la société tout en étant économiquement viable.

La norme ISO 26000, standard international, définit le périmètre de la RSE autour de sept thématiques centrales :

  1. La gouvernance de l’organisation
  2. Les droits de l’homme
  3. Les relations et conditions de travail
  4. L’environnement
  5. La loyauté des pratiques
  6. Les questions relatives aux usagers
  7. Les communautés et le développement local.

Le but est d’améliorer la qualité de vie des professionnels et de toutes les personnes qui entrent en contact avec l’établissement, mais aussi de la communauté.

La responsabilité sociétale des entreprises repose

sur trois grands piliers :

  • Le pilier environnemental : parmi les priorités environ-nementales se trouvent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le recyclage, et le recours aux énergies renouvelables.
  • Le pilier social : c’est l’un des aspects les plus importants de la RSE, au point que l’on parle aussi de Responsabilité sociale des établissements. Il rassemble des problématiques telles que la santé, l’éducation, le bien-être, le respect des droits de l’Homme…
  • Le pilier économique : un établissement RSE soutient l’économie locale en se fournissant auprès d’organismes locaux dans la mesure du possible et en investissant dans sa région.

Au niveau de l’établissement, cela se traduit par :

  • Renouvellement parc automobile : quotas de véhicules électriques (loi LOM).
  • Retraitement des déchets non alimentaires par des prestataires,
  • Achats de papier ou de consommables (notamment produits d’entretien) intégrant les labels environne-mentaux : produits d’entretiens, papier recyclé…
  • Isolation thermique des bâtiments : réalisation d’un audit énergétique et mise en place d’un plan d’investissement.
  • Déplacements professionnels : vélos électriques mis à disposition des professionnels du site de Cahors.
  • Utilisation de la visioconférence pour certaines réunions, ce qui limite les déplacements et donc le coût environnemental en termes de bilan carbone.

MOT du directeur des établissements de santé

Vous venez de prendre connaissance des orientations du projet d’établissement du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret pour les 5 ans à venir.

Il s’agit d’une feuille de route permettant à chaque professionnel de se repérer et d’avoir un fil conducteur tant dans la prise en charge quotidienne du patient que dans ses opportunités tout au long de son parcours sur l’ensemble du département.

Ces projets sont soit à développer, soit à construire autour du patient mais aussi de vous professionnels qui œuvraient chaque jour pour l’accompagner, le guider et l’inclure dans la société, le faire grandir en tant que citoyen.

L’atteinte des objectifs fixés dans ce projet d’établissement est à appréhender et à construire en équipe pluridisciplinaire dans un respect mutuel de points de vue et d’échanges sans perdre de vue la préoccupation première de chacun : le patient.

Comme souligné par notre Directrice Générale, nous comptons sur vos intelligences et vos talents, et vous accompagnerons tout au long de ces 5 années.

Franck ANTETOMASO

Notes

Directeur de la Publication : Régine Lassale

Rédaction : Équipes médico-soignantes du Centre Hospitalier Jean-Pierre Falret Réalisation :

Crédit photos : Freepik / Adobe Stock / Institut Camille Miret

Reproduction même partielle interdite, sauf autorisation

CH Jean-Pierre Falret – Centre Hospitalier

Une organisation dédiée aux besoins de chacun, pour un accompagnement de proximité

À compter du 1er décembre 2025, le CH Jean-Pierre Falret renforce son organisation autour de 4 pôles de gestion clinique pour une prise en charge adaptée des personnes concernées :

  • Pôle de Pédopsychiatrie : dédié aux enfants et adolescents ;
  • Pôle Adultes et Personnes âgées nord : pour les patients (adultes et personnes âgées) résidant au nord du département
  • Pôle Adultes et Personnes âgées sud : pour les patients (adultes et personnes âgées) résidant au sud du département
  • Pôle de Réhabilitation Psycho-Sociale : pour favoriser l’autonomie, l’orientation et l’inclusion des personnes accompagnées.

Des soins complets et diversifiés

Le CH Jean-Pierre Falret propose une offre de soins globale, alliant hospitalisation et accompagnement ambulatoire, répartie sur 13 sites à travers le Lot.

Hospitalisation à temps complet

L’Hospitalisation à temps complet est proposée dans 3 sites, au sud et au nord du département : à Leyme, Figeac et Cahors.

Sur le site de Leyme, plusieurs unités spécialisées accueillent les patients en hospitalisation complète :

  • L’unité Élan’go (dédiée à l’accompagnement des adolescents)
  • L’unité Hopti’mom (dédiée à l’accompagnement des enfants)
  • L’unité de Psychopathologie des Conduites Addictives (UPCA, pour accompagner les personnes souffrant d’addiction)
  • L’unité Fermée d’Hospitalisation et de Crise (UFHC)
  • L’unité de Soins Prolongés (USP)
  • L’unité Cognitivo-Comportementale (UCC)
  • L’unité de Gérontopsychiatrie Générale (UGPG)
  • L’Hôpital de jour et de nuit

D’autres unités sont également présentes à Cahors (UHCA) et Figeac (appartements thérapeutiques).

  • L’unité d’Hospitalisation Complète pour Adultes (UHCA , à Cahors)
  • Les Appartements thérapeutiques (à Figeac).

Soins en ambulatoire

Le CH Jean-Pierre Falret déploie une offre de soins ambulatoires pour dans les principaux bassins de vie du département (Cahors, Figeac, Gourdon, Saint-Céré, Souillac) :

enfants/ados

  • Centres Médico-Psychologiques (CMP)
  • Centres d’Activités Thérapeutique et de Temps de Groupe (CATTG)
  • Hôpitaux de Jour (HDJ)
  • Plateforme dédiée aux Troubles du Neuro-Développement (TND)
  • Équipes Mobiles Adolescents
  • Équipes Mobiles Précarité
  • Urgences psychiatriques.

Ambulatoire adultes/personnes âgées

Une offre de soins dans les différents bassins de vie du département (Cahors, Figeac, Gourdon, Saint-Céré, Souillac).

  • CMP : Des Centres Médico-Psychologiques
  • CATTG : Centres d’Activités Thérapeutique et de Temps de Groupe
  • HDJ : Des Hôpitaux de jour
  • RPS : Plateforme de Réhabilitation Psychosociale
  • DARIS : Dispositif Ambulatoire de Réhabilitation et d’Inclusion Sociale
  • Des Consultations Mémoires
  • Des Equipes Mobiles Précarité
  • Des Urgences psychiatriques