Hommage à Carène Mezino 🖤

24.05.2023

Une partie du personnel de l’Institut Camille Miret était rassemblée ce midi autour de la Présidente de l’association, Régine Lassale, de la Directrice Générale, Frédérique Yonnet-Query, et des représentants du personnel, dont le Secrétaire du CSE, Nicolas Crouzat, pour observer une minute de silence en la mémoire de Carène Mezino.

Allocution de Frédérique Yonnet-Query :

« Madame, Monsieur,

Nous sommes réunis ce jour afin de rendre hommage à Madame Carène Mezino, Infirmière Diplômée d’Etat.

Agée de 37 ans, Carène Mezino était mariée et mère de deux jeunes enfants.

Originaire de Champlat-et-Boujacourt, commune située dans la Marne, la jeune femme née en juillet 1985, était la fille d’un couple d’agriculteurs. Son frère et sa mère demeurent toujours dans ce village marqué par ce drame.
La jeune femme vivait avec sa famille à Ville-en-Tardenois, à une vingtaine de kilomètres de Reims.

Infirmière diplômée d’État, elle travaillait depuis une dizaine d’années au Centre hospitalier Universitaire de Reims.

Elle avait officié, dans un premier temps au service d’hémodialyse puis a rejoint l’unité de médecine et santé au travail des personnels hospitaliers, où elle a été mortellement agressée lundi.

Tous ses collègues parlent d’une jeune femme souriante et joyeuse.

Carène Mezino aura passé sa vie au service des autres« .

Avant d’observer une minute de silence, nous avons choisi de vous lire un poème de Paul Eluard, La nuit n’est jamais complète.

La nuit n’est jamais complète.

Il y a toujours, puisque je le dis,

Puisque je l’affirme,

Au bout du chagrin

Une fenêtre ouverte,

Une fenêtre éclairée,

Il y a toujours un rêve qui veille,

Désir à combler, Faim à satisfaire,

Un cœur généreux,

Une main tendue, une main ouverte,

Des yeux attentifs,

Une vie, la vie à se partager.

Nous vous remercions

 

Nicolas Crouzat : « L’heure est au recueillement aujourd’hui. Reims peut paraître loin, Pau était plus près de chez nous, mais ce qui est arrivé, il y a quelques années à Pau et lundi à Reims, pourrait très bien nous arriver ici. Nous en sommes tous conscients ! »